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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2514873

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2514873

lundi 8 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2514873
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCHARNI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal de mise en sécurité pris sur le fondement de l’article L. 511-1 du code de la construction et de l’habitation, constate que cet arrêté a été retiré par la commune postérieurement à l’introduction de la requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales devenues sans objet. Les conclusions accessoires tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 13 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me Charni, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté municipal n°25-09-250 du 17 septembre 2025 par lequel le maire de la commune de Dammartin-en-Goële a ordonné une mise en sécurité au droit du 2B chemin des Prés, sur le fondement de l’article L. 511-1 du code la construction et de l’habitation ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Dammartin-en-Goële la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 17 novembre 2025, la commune de Dammartin-en-Goële, représentée par Me Mattiussi-Poux, conclut au non-lieu à statuer, l’arrêté contesté ayant été retiré, et au rejet des conclusions sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu’il n’y a pas lieu à statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

2. Postérieurement à l’introduction de la requête, le maire de la commune de Dammartin-en-Goële a procédé, par arrêté du 24 octobre 2025, au retrait de l’arrêté contesté. Par suite, les conclusions susvisées tendant à l’annulation de l’arrêté du 17 septembre 2025 sont devenues sans objet, il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune de Dammartin-en-Goële la somme demandée en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la commune de Dammartin-en-Goële.


Le président de la 2ème chambre,




D. LALANDE


La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,



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