Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Versailles, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. Par conséquent, l’affaire est transmise au tribunal administratif de Versailles.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 octobre 2025, M. C... A... B..., représenté par Me Aggal, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 28 septembre 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
2°) d’enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation de séjour avec autorisation de travail ;
3°) à titre subsidiaire, d’annuler uniquement la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ou, à titre très subsidiaire, de réduire la durée de cette interdiction à une année ;
4°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
En application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, lorsqu'un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente.
En vertu de l’article R. 312-8 du même code, les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions.
Enfin, selon l’article R. 221-3 du code de justice administrative, le département des Yvelines relève du ressort territorial du tribunal administratif de Versailles.
Il ressort des pièces du dossier que M. A... B... résidait, à la date de l’arrêté attaqué, à Mantes-la-Jolie (78200), dans le département des Yvelines. Ainsi, il résulte des dispositions combinées des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative que la requête de M. A... B... ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif de Melun mais de celle du tribunal administratif de Versailles. Il y a lieu, en conséquence, de la transmettre à cette juridiction, par application de l’article R. 351-3 du même code.
ORDONNE :
Article 1er : Le dossier de la requête présentée par M. A... B... est transmis au tribunal administratif de Versailles.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... B..., au préfet du Val-de-Marne et à la présidente du tribunal administratif de Versailles.
Fait à Melun, le 14 janvier 2026.
La présidente,
F. DEMURGER
.
Pour expédition conforme,
La greffière,