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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2515454

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2515454

vendredi 14 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2515454
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantPANARELLI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée irrecevable car introduite le 22 octobre 2025, bien après le délai de sept jours suivant la notification de la décision le 7 mars 2025, conformément à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision attaquée mentionnait clairement les voies et délais de recours, rendant le délai opposable. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 922-17 du même code, a donc rejeté la demande pour irrecevabilité manifeste.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 octobre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Panarelli, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 7 mars 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de Créteil lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;

2°) d’enjoindre, à titre principal, à l’Office français de l’immigration et de l’intégration d’une part, de lui octroyer un logement et d’autre part, de rétablir le versement de l’allocation pour demandeur d’asile à compter de la cessation irrégulière de novembre 2023, dès la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Office français de l’immigration et de l’intégration une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, Me Pinarelli, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, ainsi que les entiers dépens.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, magistrate désignée, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l’article L. 555-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Les décisions qui refusent, totalement ou partiellement, au demandeur d'asile le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou qui y mettent fin, totalement ou partiellement, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 ». Selon l’article L. 921-1 du même code : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l'article L. 921-4, il statue dans un délai de quinze jours à compter de l'introduction du recours ». Enfin, aux termes de l’article R. 421-5 du code de justice administrative : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. Il peut, par ordonnance : (…) /4° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance ».

Il ressort des pièces du dossier que Mme A... s’est vu notifier la décision attaquée par une remise en mains propres le 7 mars 2025, ainsi qu’en atteste l’apposition de sa signature. Cette décision mentionne les voies et délais de recours ouverts à son encontre, tandis que Mme A... n’a introduit sa requête que le 22 octobre 2025, soit postérieurement au délai de sept jours prévu par les dispositions précitées de l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, ce recours est entaché d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance, et ne peut qu’être rejeté.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête présentée par Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.


La magistrate désignée,



Signé : C. Letort


Pour expédition conforme,
La greffière,

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