LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2515607

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2515607

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2515607
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDAVID

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 septembre 2025 prolongeant le placement à l’isolement de M. A..., détenu dans le cadre d’une procédure d’extradition. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence de recueil des observations et avis, erreur d’appréciation, violation de l’article 3 de la CEDH) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Le juge des référésVu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me David, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 19 septembre 2025 de prolongation de son placement à l’isolement pour la période du 26 septembre 2025 jusqu’au 26 décembre 2025 ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il indique qu’il est incarcéré depuis le 7 décembre 2023 au centre pénitentiaire de Fresnes, dans le cadre d’une procédure extraditionnelle vers l’Algérie, qu’il a formé un pourvoi en cassation contre l’arrêt de la cour d’appel de Paris ayant donné un avis favorable à son extradition, qu’il est inscrit au répertoire des détenus particulièrement signalés depuis le 2 juillet 2024, qu’il a été placé à l’isolement le 26 juin 2024 en raison des motifs de son incarcération et de la découverte de téléphones dans sa cellule, et que, par une décision du 19 septembre 2025, sa mise à l’isolement a été prolongée de trois mois.
Il soutient que la condition d’urgence est remplie eu égard aux effets de l’isolement sur sa santé mentale qui ne peuvent être contestés pour des motifs de sécurité, et, sur le doute sérieux, que la décision en cause a été signée par une personne ne disposant pas d’une délégation régulière, qu’elle n’est pas motivée, que ses observations préalables n’ont pas été recueillies, de même que l’avis du médecin et celui du magistrat en charge de son dossier, qu’elle méconnait les dispositions de l’article R. 213-18 du code pénitentiaire car il ne représente aucune menace pour l’ordre et la sécurité de l’établissement, qu’elle est entachée d’une erreur d’appréciation et qu’elle méconnait les stipulations de l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Vu :
- la décision contestée,
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code pénitentiaire ;
- le code de justice administrative.

Par une requête enregistrée le 27 octobre 2025 sous le n° 2515613, M. A... a demandé l’annulation de la décision contestée.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
Par une décision du 19 septembre 2025, notifiée le 24 septembre 2025, le garde des sceaux, ministre de la justice, a maintenu à l’isolement pour une période de trois mois, à compter du 26 septembre 2025, M. A..., ressortissant algérien écroué depuis le 7 décembre 2023 dans le cadre d’une procédure extraditionnelle aux fins potentielles d’une remise aux autorités algériennes qui avaient émis à son encontre deux mandats d’arrêt les 28 juin 2022 et 14 février 2023 pour des faits de trafic illicite de stupéfiants et participation à une organisation criminelle, pour laquelle la cour d’appel de Paris, le 9 juillet 2025 avait rendu un avis favorable partiel, contesté en cassation par l’intéressé. M. A... a été placé à l’isolement depuis le 26 juin 2024 à la suite de la découverte à de nombreuses reprises de téléphones portables dans sa cellule, ce qui pouvait laisser craindre à un risque d’évasion. Par une requête enregistrée le 27 octobre 2025, formé plus d’un mois après le début de cette mesure d’une durée de trois mois, M A... a demandé au tribunal l’annulation de cette décision et sollicite du juge des référés, par une requête du même jour, la suspension de son exécution.
Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
En l’état de l’instruction, aucun des moyens soulevés par le requérant, tels qu’ils sont détaillés dans les visas de la présente ordonnance, ne sont de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A... selon la procédure de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin de statuer sur l’urgence.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Le juge des référés,



Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions