Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d’une décision de non-recrutement prise par la commune de Champigny-sur-Marne. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas produit, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de sa requête en annulation distincte de sa demande de suspension. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l’ensemble des conclusions, sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 octobre 2025, M. A... B... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision de non-recrutement prise par la commune de Champigny-sur-Marne le 21 octobre 2025 ;
2°) d’enjoindre à la collectivité de réexaminer sa candidature dès régulation du bulletin n°2 ou sous un délai entre un et trois mois ;
3°) de mettre à la charge de la commune Champigny-sur-Marne la somme de 2 351 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) d’annuler, à titre principal, la décision de refus de recrutement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Demas, conseiller, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière. ». Enfin, en vertu de l’article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, lorsqu’il apparaît manifeste qu’une requête est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.
2. Si M. B... présente, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, des conclusions à fin de suspension, il ne produit pas de copie de la requête, distincte, à fin d’annulation qu’il a présentée au tribunal. Sa requête est, dès lors, manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Le juge des référés,
Signé : C. Demas
La République mande et ordonne préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,