LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2515919

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2515919

lundi 9 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2515919
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de provision formée par un ancien contractuel de l'académie de Créteil sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le requérant sollicitait une indemnisation pour préjudice lié à des retards dans la transmission de son attestation employeur à France Travail. La juridiction a estimé que l'obligation de réparation du rectorat était sérieusement contestable, notamment au vu d'un refus d'allocation notifié par France Travail motivé par l'épuisement des droits du demandeur.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 octobre 2025 sous le n° 2515919, M. A... B... C... doit être regardé comme demandant au juge des référés de condamner le rectorat de Créteil à lui verser, en application de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, une provision en réparation partielle des préjudices qu’il a subis du fait de l’absence de transmission à France Travail ou de retards dans cette transmission de l’attestation employeur le privant de ses droits à indemnités.


Par un mémoire en défense, enregistré le 28 novembre 2025, France Travail Ile-de-France conclut à sa mise hors de cause.


Par ordonnance du 3 décembre 2025, l’instruction a été clôturée le 15 janvier 2026 à 12 heures.


Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2026, le recteur de l’académie de Créteil conclut au rejet de la requête en faisant valoir que France Travail a notifié au requérant, par courrier du 27 octobre 2025, un refus d’allocation d’aide au retour à l’emploi au motif que le dernier emploi occupé par l’intéressé était en août 2024 et que celui-ci a donc simplement épuisé ses droits à l’aide au retour à l’emploi ; par suite, l’existence de l’obligation invoquée par M. B... C... est sérieusement contestable.


Vu :
- les pièces complémentaires, présentées par le requérant, enregistrées le 3 novembre 2025 ;
- les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 541-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, même en l’absence d’une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l’a saisi lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable. Il peut, même d’office, subordonner le versement de la provision à la constitution d’une garantie. » Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s’assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l’existence avec un degré suffisant de certitude. »


M. A... B..., employé comme contractuel pour l’académie de Créteil de mars 2020 à août 2024, a sollicité à de nombreuses reprises son ancien employeur aux fins d’obtenir son attestation. L’intéressé a fini par être mis en possession d’une attestation employeur le 7 octobre 2024, mais uniquement pour la période de septembre 2023 à aout 2024. Par la requête susvisée, M. B... C... doit être regardé comme demandant au juge des référés de condamner le rectorat de l’académie de Créteil à lui verser, en application de l’article R. 541-1 précité du code de justice administrative, une provision en réparation des préjudices qu’il a subis du fait de l’absence de transmission à France Travail ou de retards dans cette transmission de l’attestation employeur le privant de ses droits à indemnités.


D’une part, les préjudices que M. B... C... soutient avoir subi de la part du rectorat de Créteil ne sont pas chiffrés. D’autre part, et en tout état de cause, les éléments du dossier ne permettent pas de conclure, en l’état de l’instruction, que l’obligation du rectorat de Créteil à son égard n’est pas sérieusement contestable. En effet, il résulte de l’instruction que France Travail a notifié au requérant, par courrier du 27 octobre 2025, un refus d’allocation d’aide au retour à l’emploi au motif que le dernier emploi occupé par l’intéressé était en août 2024 et que celui-ci a donc simplement épuisé ses droits à l’aide au retour à l’emploi ; par suite, l’existence de l’obligation du rectorat de Créteil invoquée par M. B... C... est sérieusement contestable.


Il résulte de ce qui précède qu’il convient de rejeter les conclusions de la requête de M. B... C... présentées sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. B... C... est rejetée.





Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... C... et au recteur de l’académie de Créteil.


Fait à Melun le 9 février 2026.


Le président





C. Freydefont



La République mande et ordonne à la ministre de l’Education nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions