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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2516284

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2516284

mercredi 12 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2516284
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantROUVET ORUE CARRERAS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-de-Marne refusant l'admission au séjour de M. A... Le juge a estimé que les moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne paraissaient manifestement pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, et l'aide juridictionnelle provisoire a été refusée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 novembre 2025, M. A..., représenté par Me Rouvet Orue Carreras, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de suspendre l’exécution de la décision du 15 février 2025 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a implicitement rejeté sa demande d’admission au séjour ;

3°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande en lui délivrant un récépissé assorti d’une autorisation de travail, dans un délai de sept jours et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’État le versement à Me Rouvet Orue Carreras, avocat de M. A..., de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de refus d’octroi de l’aide juridictionnelle, de lui verser directement la même somme au titre de l’article L. 761 1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la condition d’urgence est remplie, dès lors que le délai d’instruction de sa demande a été anormalement long, alors qu’il a été «plus que diligent dans les démarches qu’il a réalisées, qu’il est maintenu sans motif légitime en situation irrégulière, que la situation fait obstacle à ce qu’il poursuive ses études ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, dès lors que la délégation du signataire de l’acte attaqué n’est pas justifiée, les motifs de la décision ne lui ont pas été communiqués, la décision méconnaît l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
‘ le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Vérisson, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

Les moyens invoqués par M. A... à l’appui de sa demande de suspension ne paraissent manifestement pas, en l’état de l’instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Il résulte de ce qui précède que, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence et sans qu’il y ait lieu d’accorder à M. A... le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, la requête de M. A... doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.


O R D O N N E :


Article 1er : M. A... n’est pas admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. A... est rejetée.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Melun, le 12 novembre 2025.


Le juge des référés,




Signé : D. VERISSON


La République mande et ordonne ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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