Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... B... pour contester deux arrêtés du préfet de police de Paris : une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de circulation (requête n° 2516418) et un maintien en rétention (requête n° 2516632). Par deux mémoires, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de ses recours pour excès de pouvoir. La magistrate désignée, statuant sur le fondement des articles L. 921-2 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a donné acte de ces désistements par une ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des règles de procédure administrative contentieuse.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 12 et 18 novembre 2025 sous le n° 2516418, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 10 novembre 2025 par lequel le préfet de police de Paris l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a interdit sa circulation sur le territoire français pour une durée d’un an.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 28 novembre 2025, M. A... B... a déclaré se désister de ce recours.
II - Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 et 18 novembre 2025 sous le n° 2516632, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 15 novembre 2025 par lequel le préfet de police de Paris a prononcé son maintien en rétention.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 28 novembre 2025, M. A... B... a déclaré se désister de ce recours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, magistrate désignée, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 614-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1./ Lorsque l'étranger est placé en rétention administrative, ces décisions peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-2 ». Selon l’article L. 921-2 de ce code : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l'article L. 921-3, il statue dans un délai de quatre-vingt-seize heures à compter de l'expiration du délai de recours ». Enfin, l’article R. 922-17 du même code dispose que : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. Il peut, par ordonnance : /1° Donner acte des désistements (…) ».
2. Par deux mémoires complémentaires, M. B... a déclaré se désister de ses requêtes enregistrées sous les n° 2516418 et 2516632. Ces désistements d’instance sont purs et simples. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des requêtes n° 2516418 et 2516632 présentées par M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de police.
La magistrate désignée,
Signé : C. Letort
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,