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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2517686

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2517686

lundi 12 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2517686
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... B... pour contester un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai (requête n° 2517186) et une décision de maintien en rétention (requête n° 2517779). Le requérant s'est désisté de ses deux requêtes par des mémoires complémentaires. La magistrate désignée a constaté que ces désistements étaient purs et simples. En application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a donné acte du désistement et a ordonné la clôture des deux instances.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête enregistrée le 4 décembre 2025 sous le n° 2517686, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 18 novembre 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a interdit sa circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 17 décembre 2025, M. A... B... a déclaré se désister de sa requête.

II- Par une requête enregistrée le 5 décembre 2025 sous le n° 2517779, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 5 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne a prononcé son maintien en rétention.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 17 décembre 2025, M. A... B... a déclaré se désister de sa requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, magistrate désignée, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l’article L. 614-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1 ». Selon l’article L. 614-2 de ce code : « Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1./ Lorsque l'étranger est placé en rétention administrative, ces décisions peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-2 ». Enfin, l’article L. 921-2 du même code dispose que : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l'article L. 921-3, il statue dans un délai de quatre-vingt-seize heures à compter de l'expiration du délai de recours ».

D’autre part, aux termes de l’article L. 754-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger peut, selon la procédure prévue à l'article L. 921-2, demander l'annulation de la décision de maintien en rétention prévue à l'article L. 754-3 afin de contester les motifs retenus par l'autorité administrative pour estimer que sa demande d'asile a été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement (...) ».

Enfin, aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. Il peut, par ordonnance : /1° Donner acte des désistements (…) ».

Par deux mémoires complémentaires, enregistrés le 17 décembre 2025, M. A... B... a déclaré se désister de ses requêtes enregistrées sous les n° 2517186 et 2517779. Ces désistements sont purs et simples. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement des requêtes n° 2517186 et 2517779 présentées par M. A... B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Val-de-Marne.

La magistrate désignée,

Signé : C. Letort

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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