LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2517689

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2517689

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2517689
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... pour obtenir l'exécution d'une ordonnance du 26 juin 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Val-de-Marne de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, mesures partiellement exécutées. Constatant l'absence de réexamen de la demande malgré une mise en demeure, le juge a fait droit à la demande de M. C... en modifiant l'ordonnance initiale. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de dix jours et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 911-4 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Le juge des référésVu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 décembre 2025, M. B... C..., représenté par Me Beaufort, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de modifier l’article 3 de l’ordonnance n° 2507800 du 26 juin 2025 rendue par le tribunal administratif de Melun et d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de réexaminer sa situation administrative dans un délai de dix jours suivant la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il indique que, par une ordonnance du 26 juin 2025, le juge des référés du présent tribunal a enjoint au préfet du Val-de-Marne, d’une part, de réexaminer sa demande et de prendre une nouvelle décision dans le délai d’un mois à compter de l’ordonnance, et d’autre part de lui remettre un document provisoire de séjour assorti d’une autorisation de travail, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la même notification, que cette ordonnance n’a pas été exécutée, et qu’il est donc en droit de solliciter qu’une astreinte soit mise à la charge du préfet du Val-de-Marne.
La requête a été communiquée le 4 décembre 2025 au préfet du Val-de-Marne qui n’a présenté aucun mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des juridictions financières ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- l’ordonnance du juge des référés du présent tribunal (requête n° 2407800) du 26 juin 2025, modifiée par l’ordonnance n° 2509236 du 9 juillet 2025 ;
- le code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l’audience du 17 décembre 2025, tenue en présence de Mme Dusautois, greffière d’audience, présenté son rapport, et entendu les observations de Me Beaufort, représentant M. C..., absent, qui indique qu’il est titulaire d’une autorisation provisoire de séjour valable jusqu’en janvier 2026.
Le préfet du Val-de-Marne, dûment convoqué, n’était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :
Par une ordonnance du 26 juin 2025 (requête n° 2507800 modifiée par l’ordonnance n° 2509236), le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, après avoir admis le requérant à l’aide juridictionnelle provisoire, a, d’une part, suspendu l’exécution de la décision du 6 janvier 2025 par laquelle le préfet du Val-de-Marne (sous-préfecture de l’Ha -les-Roses) avait rejeté la demande de titre de séjour en qualité de parent de réfugié déposée par M. C..., ressortissant ivoirien né le 27 septembre 1993 à Daoukro (Région de l’Iffou), avait obligé ce dernier à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et avait fixé le pays de destination, d’autre part enjoint au préfet du Val-de-Marne, de réexaminer la demande de M. C... et de prendre une nouvelle décision, dans le délai d’un mois à compter de l’ordonnance et de lui remettre un document provisoire de séjour assorti d’une autorisation de travail, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la même notification, et enfin mis à la charge de l’Etat, la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Le conseil de M. C..., par une lettre du 1er juillet 2025, a sollicité du tribunal l’engagement d’une procédure d’exécution de cette ordonnance, Le 4 juillet 2025, M. C... a été convoqué en sous-préfecture de l’Ha -les-Roses et s’est vu remettre une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, valable six mois. Ce même conseil a confirmé le 13 octobre 2025 sa demande d’exécution, aucune décision n’ayant été prise sur la demande de titre de séjour de son client et ce malgré une mise en demeure du 14 août 2025. Le préfet du Val-de-Marne n’a répondu à aucun des courriers du présent tribunal au sujet de cette demande d’exécution, et en dernier lieu celui du 19 décembre 2025. Par une requête présentée le 4 décembre 2025, M. C... demande donc au juge des référés de modifier l’article 3 de l’ordonnance du 26 juin 2025 et d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de réexaminer sa situation administrative dans un délai de dix jours suivant la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Sur les conclusions sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin ».
Si l’exécution d’une ordonnance prononçant la suspension d’une décision administrative sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure de suspension demeurée sans effet par une injonction et une astreinte destinée à en assurer l’exécution.
Aux termes par ailleurs de l’article L. 131-1 du code des juridictions financières : « Est justiciable de la Cour des comptes au titre des infractions mentionnées à la section 2 du présent chapitre : (…) 2° Tout fonctionnaire ou agent civil ou militaire de l'Etat, des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ainsi que des groupements des collectivités territoriales ; (…) ». Aux termes de l’article L. 131-14 du même code : « Tout justiciable au sens des articles L. 131-1 et L. 131-4 est passible des sanctions prévues à la section 3 : (…) 2° En cas de manquement aux dispositions des I et II de l'article 1er de la loi n° 80-539 du 16 juillet 1980 relative aux astreintes prononcées en matière administrative et à l'exécution des jugements par les personnes morales de droit public ».
Ainsi qu’il l’a été dit au point 1, le préfet du Val-de-Marne (sous-préfecture de l’Ha -les-Roses) n’a pas exécuté l’ordonnance du 26 juin 2025 en tant qu’elle lui enjoignait de réexaminer la demande de titre de séjour de M. C... dans le délai d’un mois. Il n’a pas non plus indiqué au tribunal si l’autorisation provisoire de séjour délivrée le 4 juillet 2025 et valable six mois qui avait été remise à l’intéressé avait été renouvelée à son échéance. Dans ces conditions, il y a lieu de modifier l’article 3 de l’ordonnance du 26 juin 2025 et d’assortir l’injonction de réexamen prononcée d’une astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours après la notification de la présente ordonnance et celle de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail de la même astreinte passé un délai de cinq jours à compter de la même notification.
Sur les frais du litige :
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat (préfet du Val-de-Marne) une somme de 2 000 euros qui sera versée à M. C... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : L’injonction de réexamen prononcée à l’article 3 de l’ordonnance du 26 juin 2025 (n° 2507800) est assortie d’une astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours suivant la notification de la présente ordonnance.

Article 2 : L’injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour assortie d’une autorisation de travail prononcée à l’article 3 de l’ordonnance du 26 juin 2025 (n° 2507800) est assortie d’une astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de cinq jours suivant la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : L’Etat (préfet du Val-de-Marne) versera une somme de 2 000 euros à M. C... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C..., à Me Beaufort et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera communiquée au préfet du Val-de-Marne.

Le juge des référés,
La greffière,


A... : M. Aymard
A... : O. Dusautois

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions