LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2518373

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2518373

mardi 3 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2518373
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant brésilien visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est plus utile, car l'intéressé s'est déjà vu opposer une décision implicite de rejet de sa demande de séjour, régie par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requête est donc rejetée en application de la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 décembre 2025, M. B... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, ou, à défaut, une autorisation provisoire de séjour dans un délai n’excédant pas trente jours.
Il soutient que, de nationalité brésilienne, il a déposé en sous-préfecture de l’Ha -les-Roses (Val-de-Marne) une demande d’admission exceptionnelle au séjour le 6 juin 2024 et qu’il n’a eu aucune réponse, que la condition d’urgence est satisfaite car il souffre d’une hernie discale ayant entraîné des arrêts de travail et des restrictions médicales incompatibles avec son activité professionnelle et qu’il n’a plus de protection sociale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :
M. A..., ressortissant brésilien né le 11 novembre 1983 à Ponte Novo (Etat de Minas Gerais) entré en France le 8 août 2019, a sollicité le 22 juin 2023, de la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de l’Ha -les-Roses), un rendez-vous en vue de déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Il entendait faire valoir un contrat de travail à durée indéterminé signé avec une entreprise de désamiantage. Il n’a reçu aucune réponse malgré de nombreuses relances. Par une requête enregistrée le 17 avril 2024, il a demandé au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation afin qu’il puisse déposer sa demande de titre de séjour. Postérieurement à sa requête, la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de l’Ha -les-Roses) a convoqué M. A... le 6 juin 2024 en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour. Une ordonnance de non-lieu a été rendue sur cette requête le 26 novembre 2024. Par une requête enregistrée le 27 mai 2025, il a demandé au présent tribunal l’annulation de la décision implicite de rejet qu’il estime s’être vu opposer à sa demande. Par une autre requête enregistrée le 17 décembre 2025, il demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, ou, à défaut, une autorisation provisoire de séjour dans un délai n’excédant pas trente jours.
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
Aux termes de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Aux termes de l’article R. 432-2 du même code : « La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. (…) ».
Outre qu’il n’appartient pas au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre à une autorité administrative de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, il ressort des pièces du dossier que M. A... s’est vu opposer le 7 octobre 2024, par le préfet du Val-de-Marne (sous-préfecture de l’Ha -les-Roses) une décision implicite de rejet à sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, dont il a d’ailleurs contesté la légalité par une requête enregistrée le 27 mai 2025 au greffe du présent tribunal.
Par suite, la demande présentée par M. A... sur le fondement de l’article L 521-3 du code de justice administrative ne revêt plus aucun caractère d’utilité et elle ne pourra qu’être rejetée selon la procédure de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet du Val-de-Marne.

Le juge des référés,



Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions