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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2600378

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2600378

lundi 16 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2600378
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDRAME

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet du Val-de-Marne de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative ferait obstacle à la décision de rejet préfectorale antérieure, ce que ce type de référé interdit. Le requérant conserve la possibilité de saisir le juge des référés d’une demande de suspension de ce refus sur le fondement de l’article L. 521-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2026, M. B... A..., représenté par
Me A..., demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard;
de mettre à la charge de l’État la somme de 2000 euros au titre de l’article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-
le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Duhamel, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.

Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. » En vertu des dispositions de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et
L. 521-2 du même code.
Il résulte de l’instruction que M. A... a sollicité le 9 décembre 2025 le renouvellement de son titre de séjour. Il déclare dans sa requête avoir été convoqué le
8 janvier 2026 par les services préfectoraux et qu’à l’occasion de ce rendez-vous, il a formulé une demande d’autorisation provisoire de séjour qui a été rejetée. Il résulte des termes de l'article
L. 521-3 du code de justice administrative ainsi qu'il est rappelé au point 1, que le juge des référés ne peut donc enjoindre au préfet du Val-de-Marne de délivrer à M. A... l’autorisation provisoire de séjour sollicitée, cette mesure étant de nature à faire obstacle à la décision de rejet formulée oralement le 8 janvier 2026.
Il résulte de ce qui précède, et sans que cela fasse obstacle à ce que le requérant, s’il s’y croit fondé, saisisse le juge des référés d’une demande tendant à la suspension du refus opposé à sa demande, sur le fondement de l’article L. 521‑1 du code de justice administrative, qu’il y a lieu de rejeter la requête présentée par M. A...,, selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Melun, le 16 février 2026.

Le juge des référés,


Signé : B. DUHAMEL

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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