Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le tribunal estime que les moyens invoqués par le requérant (erreur de droit, violation de la sécurité juridique, détournement de procédure, atteinte disproportionnée au droit au travail) ne sont pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet le rejet sommaire des requêtes présentant de tels défauts.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 janvier 2026, M. A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet en date du 5 décembre 2025 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé la demande de renouvellement de sa carte de résident ;
2°) d’enjoindre au Préfet du Val-de-Marne de réexaminer sa demande.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugements des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
Il ressort des pièces du dossier qu’aucun des moyens succinctement soulevés par le requérant contre la décision attaquée, tirés de « l’erreur de droit entre la délivrance d’une attestation de prolongation et la naissance d’un rejet implicite », de « la violation du principe de sécurité juridique », du « détournement de procédure » et de « l’atteinte disproportionnée au droit au travail » du requérant n’est assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu, par application des dispositions précitées du 7° de l’article R.222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Val-de-Marne.
Le vice-président,
R. Combes
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,