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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2600477

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2600477

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2600477
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMIMOUN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B... comme irrecevable pour défaut de délai. Le requérant contestait un arrêté préfectoral de novembre 2025 lui enjoignant de quitter le territoire, mais son recours contentieux, enregistré en janvier 2026, est intervenu après l'expiration du délai légal d'un mois. La juridiction applique les articles L. 911-1 et R. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, précisant que ce délai n'est pas prorogé par un recours administratif préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 13 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Mimoun, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 7 novembre 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé son changement de statut, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d’enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’État le versement à son égard de la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1 ». Aux termes de l’article L. 911-1 du même code : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision (…) ». Aux termes de l’article R. 911-1 du même code : « Le délai de recours contentieux d'un mois prévu à l'article L. 911-1 n'est pas prorogé par l'exercice d'un recours administratif ». Et, aux termes de l’article R. 421-5 du code de justice administrative : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ».

Il ressort des pièces du dossier que l’arrêté contesté du 7 novembre 2025, qui mentionnait les délais et voies de recours ouverts à l’encontre de ladite décision, est réputé avoir été porté à la connaissance de M. B... au plus tard le 25 novembre 2025, date du recours administratif qu’il a formé auprès du préfet de Seine-et-Marne. Or, la requête n’a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Melun que le 13 janvier 2026, soit postérieurement à l’expiration du délai de recours contentieux d’un mois à compter de cette connaissance acquise, lequel n’est pas prorogé par l’exercice d’un recours administratif. Par suite, la requête est tardive et doit, pour ce motif, être rejetée en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de Seine-et-Marne.



Le vice-président,





R. Combes

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.



Pour expédition conforme,
La greffière,

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