Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait d’enjoindre au recteur de l’académie de Créteil d’affecter un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) pour son enfant. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas précisé le fondement juridique de son action (article L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative). En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté la demande sans instruction ni audience.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 janvier 2026, Mme B... A... demande au juge des référés d’enjoindre au recteur de l’académie de Créteil de mettre en œuvre la décision du 28 mai 2024 de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et d’affecter un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) auprès de son enfant sur la totalité du temps scolaire sans délai à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Duhamel, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Considérant ce qui suit :
En vertu des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
La requête de Mme A... est présentée au juge des référés, sans qu’aucun fondement juridique de son action à l’encontre du recteur de l’académie de Créteil ne soit identifié, alors qu’elle tend, au prononcé d’une injonction, qui peut être demandée au titre de l’article L.521-2 comme au titre de l’article L.521-3 du code de justice administrative. Par suite, la requête de Mme A... apparait manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Melun, le 26 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé : B. DUHAMEL
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,