Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet à délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, celle-ci ayant perdu son objet suite à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pendant la procédure. La demande de mise à la charge de l'État des frais d'instance a été rejetée, faute de justificatifs de frais spécifiques engagés par la requérante.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 janvier 2026, Mme B... C... A... doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour sur le fondement de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, assorti d’une autorisation de travail, dans un délai de cinq jours et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 100 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 28 janvier 2026, Mme B... C... A... demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de constater qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d’injonction ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 100 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 janvier 2026, le préfet de Seine-et-Marne conclut au non-lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction et au rejet du surplus de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Vérisson, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur le non-lieu à statuer :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ».
Si Mme C... A... demande au juge des référés d’enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour, il résulte de l’instruction que l’intéressée s’est vue délivrer en cours d’instance une attestation de prolongation d’instruction valable du 26 janvier 2026 au 25 avril 2026.
Dans ces conditions, les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 précité du code de justice administrative ont perdu leur objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
Sur les frais de l’instance :
Si Mme C... A... demande à ce que la somme de 100 euros soit mise à la charge de l’Etat au titre des frais de l’instance, l’intéressée, qui n’a pas constitué un avocat, ne justifie pas avoir engagé de frais spécifiques pour la présente procédure. Par suite, les conclusions de Mme C... A... présentées à ce titre doivent être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée Mme B... C... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera communiquée au préfet de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 5 février 2026.
Le juge des référés,
Signé : D. VÉRISSON
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,