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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2201430

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2201430

vendredi 12 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2201430
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantSELARL EARTH AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête enregistrée le 22 février 2022 sous le n° 2201430 et des mémoires, enregistrés les 1er mars 2022 et 12 septembre 2022, 18 janvier 2024 et 30 janvier 2024, M. et Mme E, représentés par Me Perrineau et Me Spitz demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2021 par lequel le maire de Saint-Germain-en-Laye ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par Mme C G sur un terrain situé 3 rue Quinault ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Germain-en-Laye et de Mme G la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils présentent un intérêt à agir ;

- l'auteur de l'acte n'était pas compétent pour le signer ;

- le projet devait faire l'objet d'une demande de permis de construire en raison du changement de destination ;

- le projet méconnaît les règles du plan local d'urbanisme (PLU) en matière de stationnement ;

- il méconnaît ces mêmes règles en matière d'aire de retournement et d'accès.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2023, la commune de Saint-Germain-en-Laye conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 18 janvier et 19 février 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, Mme C G, représentée par Me Colmant, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 octobre 2023 et 13 juin 2024, ce mémoire n'ayant pas été communiqué, sous le n° 2308220, M. et Mme E, représentés par Me Perrineau, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 août 2023 par lequel le maire de Saint-Germain-en-Laye ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par Mme G sur un terrain situé 3 rue Quinault ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Germain-en-Laye et de Mme G la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable ;

- la compétence du signataire de l'acte n'est pas démontrée ;

- les travaux autorisés par la déclaration préalable de travaux du 22 décembre 2021 n'ayant pas été achevés, ils auraient dû faire l'objet d'une déclaration préalable modificative et non d'une nouvelle déclaration préalable de travaux ;

- la décision contestée prévoit l'aménagement de deux places de stationnement commandées à l'entrée de la propriété en méconnaissance du règlement du PLU, leur accès se faisant directement par la voie publique et non par l'intérieur de la propriété ;

- l'accès à la parcelle est inférieur à 4 mètres et l'accès au logement créé sur la parcelle n° 0243 ne comporte pas d'aire de retournement en méconnaissance du PLU ;

- le projet méconnaît les dispositions du PLU relatives aux espaces paysagers protégés en ce qu'il empiète sur ces espaces ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et les dispositions du règlement du PLU en ce qu'il présente un risque pour la sécurité publique, non seulement pour les futurs occupants du site mais également pour les riverains.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2024, la commune de Saint-Germain-en-Laye conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'urbanisme,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Rollet-Perraud ;

- les observations de Me Perrineau, représentant M. et Mme E ;

- les observations de Mme B, représentant la commune de Saint-Germain-en-Laye ;

- et les observations de Me Colmant, représentant Mme G.

Considérant ce qui suit :

1. Mme G a déposé un dossier de déclaration préalable de travaux pour la " réhabilitation complète " d'une maison d'habitation située sur la parcelle AD 0243 à Saint-Germain-en-Laye. Par un arrêté du 22 décembre 2021, le maire de Saint-Germain-en-Laye ne s'est pas opposé à cette déclaration. Le 27 juin 2023, Mme G a présenté une nouvelle déclaration préalable de travaux pour l'installation d'un abri de jardin, des aménagements paysagers, la création de deux places de stationnement et la régularisation d'une baie et d'un terminal d'insert sur la même parcelle. Par un arrêté du 4 août 2023, le maire ne s'est pas opposé à cette déclaration. Par les requêtes susvisées, M. et Mme E demandent au tribunal d'annuler ces deux décisions de non opposition à déclaration préalable.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n° 2201430 et n° 2308220, présentées pour M. et Mme E présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. L'autorité compétente, saisie d'une demande en ce sens, peut délivrer au titulaire d'une déclaration préalable de travaux en cours de validité, tant que la construction que cette déclaration autorise n'est pas achevée, une autorisation la modifiant, sous réserve que les modifications apportées au projet initial n'en remettent pas en cause, par leur nature ou leur ampleur, la conception générale.

4. Il ressort clairement des termes de la notice figurant dans le dossier de déclaration préalable de travaux déposé le 27 juin 2023 d'une part que les travaux projetés se rattachent à l'opération de réhabilitation de la construction existante à destination d'habitation autorisée par la décision de non opposition à travaux du 22 décembre 2021 et qui a donné lieu à une déclaration attestant l'achèvement des travaux reçue en mairie le 15 novembre 2023, d'autre part qu'ils ont pour objet de régulariser cette décision du 22 décembre 2021. Par suite, la décision de non opposition à déclaration préalable de travaux du 4 août 2023 constitue une décision modificative portant régularisation de la décision de non opposition à déclaration préalable de travaux du 22 décembre 2021, quand bien même elle ne serait pas ainsi nommée.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre les dispositions de la déclaration préalable initiale qui n'ont pas été modifiées :

5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme I, adjointe à l'urbanisme, à l'aménagement et aux bâtiments, a reçu délégation, le 25 mai 2020, du maire de Saint-Germain-en-Laye pour signer tout acte en matière d'urbanisme et les autorisations d'utilisation des sols. Il ressort également des pièces du dossier que cet acte a été transmis à la préfecture des Yvelines et a fait l'objet d'un affichage en mairie le 26 mai 2020.

6. En deuxième lieu, l'article R. 421-13 du code de l'urbanisme dispose que :" Les travaux exécutés sur des constructions existantes sont dispensés de toute formalité au titre du code de l'urbanisme à l'exception : / a) Des travaux mentionnés aux articles R. 421-14 à R. 421-16, qui sont soumis à permis de construire ; / b) Des travaux mentionnés à l'article R. 421-17, qui doivent faire l'objet d'une déclaration préalable. /() /Les changements de destination ou sous-destination de ces constructions définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 sont soumis à permis de construire dans les cas prévus à l'article R. 421-14 et à déclaration préalable dans les cas prévus à l'article R. 421- 17. () ". Aux termes de l'article R. 421-14 du même code : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : () c) Les travaux ayant pour effet de modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination entre les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; () Pour l'application du c du présent article, les locaux accessoires d'un bâtiment sont réputés avoir la même destination que le local principal ". Enfin aux termes de l'article R. 421-17 du même code : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R*421-14 à *R. 421-16 les travaux exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes suivants : () b) Les changements de destination d'un bâtiment existant entre les différentes destinations définies à l'article R. 151-27 ; pour l'application du présent alinéa, les locaux accessoires d'un bâtiment sont réputés avoir la même destination que le local principal et le contrôle des changements de destination ne porte pas sur les changements entre sous-destinations d'une même destination prévues à l'article R. 151-28 ; ()".

7. Il ressort des pièces du dossier que le permis délivré le 19 mars 2018 pour l'extension d'une construction existante à destination d'habitation sur la parcelle AD 0243 est un permis de construire de régularisation de travaux déjà réalisés. Par suite, les requérants ne peuvent sérieusement soutenir que ce permis n'aurait pas été mis en œuvre. Par ailleurs, en application des dispositions des articles R. 421-14 et R. 421-17 du code de l'urbanisme précités, cette extension, quand bien même était-elle occupée par un garage et une chaufferie sur tout le premier niveau, répondait à la destination d'habitation dès lors qu'elle concernait une construction existante elle-même à destination d'habitation. Ainsi, la décision de non opposition à déclaration préalable de travaux délivrée le 22 décembre 2021 n'a eu ni pour objet ni pour effet d'autoriser un changement de destination. Par suite, le moyen tiré de ce que le projet devait faire l'objet, pour ce motif, d'un permis de construire doit être écarté.

8. En troisième lieu, d'une part il ressort des pièces du dossier que le permis de construire délivré le 19 mars 2018 a donné lieu à une déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux en date du 24 juillet 2020, et à une attestation de conformité des travaux en date du 3 septembre 2020, le courriel du 16 juillet 2021 émanant du service de l'urbanisme n'étant pas suffisant pour remettre en cause l'authenticité de ces documents. D'autre part, aux termes de l'article R. 462-1 du code de l'urbanisme : " La déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux est signée par le bénéficiaire du permis de construire ou d'aménager ou de la décision de non-opposition à la déclaration préalable ou par l'architecte ou l'agréé en architecture, dans le cas où ils ont dirigé les travaux. ". Les requérants n'établissent ni même n'allèguent que les travaux auraient été dirigés par un architecte, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire aurait été constitué et/ ou déposé par un architecte n'impliquant pas qu'il en aurait assuré la direction. Dans ces conditions, la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux n'avait pas à être signée par un architecte. Par conséquent, il n'est pas démontré que les travaux autorisés par le permis de construire du 19 mars 2018 n'étaient pas achevés. Par suite le moyen tiré de ce que les travaux autorisés par la décision de non opposition du 22 décembre 2021 auraient dû faire l'objet d'un permis de construire modificatif pour ce motif doit être écarté.

9. En quatrième lieu, d'une part, aux termes des dispositions du règlement du PLU de la zone Ud : " 3. a' Accès et voiries : (), les voies doivent être aménagées, si elles se terminent en impasse, de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour. " Le lexique du règlement du PLU approuvé le 11 juin 2020 définit les voies comme celles " ouvertes à la circulation, privées existantes ou publiques : rues, routes, chemins, voies piétonnes, vies cyclables, places ou espaces de stationnement publics ".

10. Il résulte de ces dispositions que seules les voies publiques ou privées ouvertes à la circulation doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour, si elles se terminent en impasse. Or, en l'espèce, s'il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette est desservi par la rue Quinault et présente une forme en drapeau, le projet ne prévoit pas de voie privée en impasse ouverte à la circulation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent doit être écarté.

11. D'autre part, aux termes du lexique du règlement du PLU : " La desserte d'un terrain s'apprécie à la fois en termes d'accessibilité (il doit disposer d'une largeur minimale de 4m à une voie) et d'équipement en réseaux (eau potable, assainissement, électricité, télécommunications, etc) ".

12. Il ressort des pièces du dossier que l'accès au terrain d'assiette présente une largeur de 4 mètres contrairement à ce que soutiennent les requérants qui ne démontrent au demeurant pas l'augmentation du risque liée à une augmentation du trafic ou aux difficultés d'accès par le service de lutte contre l'incendie. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit donc être écarté.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre la déclaration préalable modificative :

13. En premier lieu, la décision du 4 août 2023 a été signée par M. A D, directeur général adjoint des services de la commune de Saint-Germain-en-Laye, qui a obtenu, par un arrêté du 27 mai 2020, affiché et transmis en préfecture le même jour, du maire de Saint-Germain-en-Laye, délégation pour signer tout acte relevant des compétences de la ville en matière d'urbanisme, à l'exception des délibérations. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit donc être écarté.

14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 4 que la décision de non opposition à déclaration préalable de travaux du 4 août 2023 constitue une décision modificative portant régularisation de la décision de non opposition à déclaration préalable de travaux du 22 décembre 2021. Par suite, le moyen tiré de ce que la pétitionnaire aurait dû déposer un dossier de déclaration préalable modificative manque en fait et doit être écarté.

15. En troisième lieu, il est constant que le nombre de places de stationnement exigé par les dispositions du règlement du PLU relatif à la zone Ud, pour le projet qui crée un logement, est de 2. Or, il ressort des pièces du dossier que le projet autorisé par la décision du 4 août 2023 prévoit la création de deux places de stationnement qui ne figuraient pas dans le projet autorisé par la décision du 22 décembre 2021.

16. En quatrième lieu, aux termes des dispositions du règlement du PLU relatives à la zone Ud : " 2.d. L'accès aux places de stationnement doit se faire depuis l'intérieur de la propriété et non directement à partir de la voie publique. Il n'est autorisé qu'un seul accès par unité foncière, lorsque le linéaire de façade sur la voie est inférieur à 30 mètres. Au-delà de 30 mètres, deux accès sont autorisés ". Aux termes du lexique du PLU : " L'accès correspond au seuil assurant le lien entre la voie et le terrain d'assiette du projet. Ce dernier doit permettre aux véhicules et aux piétons de pénétrer sur le terrain et d'en sortir en toute sécurité. ". Il ressort des pièces du dossier que les manœuvres permettant aux véhicules de se garer sur les places de stationnement prévues par le projet peuvent être réalisées à l'intérieur de la propriété. Les requérants n'apportent aucun élément de nature à démontrer l'existence d'un risque pour les véhicules ou les piétons sur ce point.

17. En cinquième lieu, les moyens tirés de ce que l'accès au terrain d'assiette est inférieur à 4 mètres, de ce que le projet ne prévoit pas d'aire de retournement et méconnaît les règles relatives aux accès sont inopérants contre la décision en litige qui ne modifie aucun de ces points.

18. En sixième lieu, le lexique du règlement du PLU définit les espaces paysagers protégés au sens des articles L. 151-19 et L. 151-23 du code de l'urbanisme comme des " espaces libres en partie ou en totalité végétalisés, plantés le cas échéant d'essences arbustives ou arborées, présentant un intérêt dans le maintien des équilibres écologiques, pour leur qualité végétale ou paysagère, notamment en termes de mise en valeur d'une construction ou d'une vue lointaine. ". Aux termes des dispositions du règlement relatives à la zone Ud : " Dans les espaces paysagers protégés sont uniquement autorisés sous condition d'un aménagement paysager qualitatif : - L'aménagement des accès aux constructions ; - Les annexes à la construction principale n'excédant pas 10 m² d'emprise au sol ; - Les piscines de plein air ", " Toutes les surfaces en pleine terre sont conservées, avec une logique de continuité herbacée au sol. " , " Aucune construction n'est autorisée, sauf celles à usage de stockage d'outillage (emprise au sol maximale de 5 m²). "

19. D'une part, il ne résulte pas de ces dispositions que l'aménagement de places de stationnement est interdit dans les espaces paysagers protégés. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment du plan de zonage que les places de stationnement prévues par le projet se situeraient dans un espace paysager protégé. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que ces places de stationnement empièteraient illégalement sur un espace paysager protégé.

20. En septième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Aux termes des dispositions du règlement du PLU de la zone Ud " 3. a' Accès et voiries : Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l'incendie, de la protection civile, de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite et de l'enlèvement des ordures ménagères.() "

21. Il ressort des pièces du dossier d'une part que les places de stationnement sont prévues à une distance d'environ 1,5 mètre de l'accès au terrain d'assiette et rétrécissent, à ce niveau, la largeur du passage d'environ 50 cm, d'autre part que le passage à ce même niveau s'élargit, dans de plus grandes proportions, vers la propriété des requérants. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'emplacement de ces places de stationnement rétrécirait la largeur de l'accès au terrain d'assiette du projet qui est de 4 mètres. Dans ces conditions, les requérants ne démontrent pas que le projet présenterait un risque en raison de difficultés d'accès pour le service de lutte contre l'incendie.

22. En huitième lieu les requérants ne peuvent utilement soutenir à l'encontre de la décision en litige qu'en pratique, la pétitionnaire ne stationne pas ses véhicules aux places prévues par le projet le long du mur végétal.

En ce qui concerne le moyen dirigé contre les dispositions modifiées de la décision de non opposition à déclaration préalable initiale :

23. Il résulte de ce qui précède que le moyen invoqué par les requérants à l'encontre de la décision du 22 décembre 2021 tiré de l'insuffisance du nombre de places de stationnement et qui se rapporte à des dispositions qui ont été modifiées par la décision du 4 août 2023, présente un caractère inopérant.

24. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non- recevoir opposée en défense, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions de non opposition à déclaration préalable du 22 décembre 2021 et 4 août 2023.

Sur les frais liés au litige :

25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Germain-en-Laye et de Mme G, qui ne sont pas dans la présente instance les parties perdantes, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge des requérants une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par Mme G et non compris dans les dépens .

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. et Mme E sont rejetées.

Article 2 : M. et Mme E verseront une somme de 2 000 euros à Mme G au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme H et F E, à Mme C G et à la commune de Saint-Germain-en-Laye.

Délibéré après l'audience du 28 juin 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Rollet-Perraud, présidente,

- Mme Mathou, première conseillère,

- Mme Milon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.

La présidente-rapporteure,

Signé

C. Rollet-Perraud

L'assesseure la plus ancienne,

Signé

A. MilonLa greffière,

Signé

A. Lloria

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2 et 2308220

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