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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2209708

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2209708

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2209708
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté les requêtes de M. A contestant deux arrêtés (3 novembre et 29 décembre 2022) le plaçant en congé d'invalidité temporaire imputable au service. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, portant sur une erreur matérielle et les conditions d'exécution des arrêtés, étaient inopérants pour en contester la légalité. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de précisions suffisantes et d'une réclamation préalable. Cette décision a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête n°2209708 enregistrée le 26 décembre 2022, M. C A doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 novembre 2022 le plaçant en congé d'invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire depuis le 24 mars 2022 ;

2°) d'enjoindre au syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne, dit B, de respecter les articles contenus dans l'arrêté litigieux du 3 novembre 2022 et ainsi de lui verser ses salaires et de lui rembourser ses actes médicaux ainsi que d'édicter un nouvel arrêté, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de condamner le B à lui verser 15 000 euros en réparation de son préjudice moral ainsi que 10 000 euros pour chaque article de l'arrêté litigieux non respecté, soit 30 000 euros ;

4°) de mettre à la charge du B la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 juin 2024, le B conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions en annulation sont irrecevables dès lors que l'arrêté attaqué est une décision favorable ne lui faisant pas grief ;

- ses conclusions indemnitaires sont irrecevables en l'absence de réclamation préalable ;

- la requête est infondée.

La clôture de l'instruction a été fixée au 24 juin 2024.

II. Par une requête n°2300992, enregistrée le 6 février 2023, M. C A doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 décembre 2022 le plaçant en congé pour invalidité temporaire au service à titre provisoire du 18 mai 2022 au 30 décembre 2022 inclus ;

2°) d'enjoindre au B de respecter les articles contenus dans l'arrêté litigieux du 3 novembre 2022 et ainsi de lui verser ses salaires et de lui rembourser ses actes médicaux ainsi que d'édicter un nouvel arrêté, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de condamner le B à lui verser 45 000 euros en réparation de son préjudice moral ainsi que 10 000 euros pour chaque article de l'arrêté litigieux non respecté, soit 30 000 euros ;

4°) de mettre à la charge du B la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Par un mémoire en défense enregistré le 24 juin 2024, le B conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête a perdu son objet dès lors qu'il bénéficie de l'intégralité de son traitement par son placement provisoire en congé d'invalidité temporaire imputable au service, et qu'il a perçu le rappel des traitements régularisant sa situation ;

- les conclusions en annulation sont irrecevables dès lors qu'elles sont dirigées contre une décision favorable ne lui faisant pas grief ;

- les conclusions indemnitaires n'ont pas été précédées d'une réclamation préalable ;

- la requête est infondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Geismar, première conseillère, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer selon la procédure prévue par cet article.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1' donner acte des désistements () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ()".

2. M. A demande d'une part l'annulation des arrêtés du 3 novembre 2022 et 29 décembre 2022 le plaçant en congé pour invalidité temporaire imputable au service, à titre provisoire, à compter, respectivement du 24 mars et du 18 mai 2022. Toutefois, il n'invoque à l'appui de ses prétentions qu'une erreur matérielle et des critiques relatives aux conditions d'exécution de ces arrêtés. De même, il se borne à faire état des conséquences négatives des agissements allégués du B sur sa situation personnelle, lesquels sont sans incidence sur la légalité de ces arrêtés.

3. D'autre part, les prétentions indemnitaires du requérant, qui au demeurant n'apparaissent pas avoir été précédées d'une réclamation préalable ainsi que le fait valoir le B en défense, ne sont pas assorties des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

4. Les requêtes précitées doivent, dès lors, être rejetées par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : Les requêtes de M. A sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne.

Fait à Versailles, le 4 octobre 2024.

La magistrate désignée,

signé

M. Geismar

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2 ; N°230099

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