LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2300702

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2300702

jeudi 20 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2300702
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. Olivier Vagneux, conseiller municipal, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Savigny-sur-Orge de lui communiquer le compte-rendu de la séance du conseil municipal du 12 juillet 2022. Le tribunal a opposé l'autorité absolue de la chose jugée, un précédent jugement du 26 mai 2025 ayant déjà annulé ce même refus et enjoint la communication du document. La demande, identique en objet, parties et cause juridique, était donc irrecevable. La solution s'appuie sur les principes de l'autorité de la chose jugée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les textes invoqués comme l'article L. 2121-25 du code général des collectivités territoriales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 24 janvier 2023, 10 août 2025 et 8 octobre 2025, M. Olivier Vagneux demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Savigny-sur-Orge a implicitement rejeté sa demande présentée le 23 septembre 2022 de production et de communication du compte-rendu de la séance du conseil municipal du 12 juillet 2022 ;

2°) d’enjoindre au maire de la commune de Savigny-sur-Orge de communiquer aux élus du conseil municipal de Savigny-sur-Orge le document sollicité, dans les meilleurs délais à compter de la notification du jugement à intervenir.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d’une erreur de droit au regard de l’article 26 du règlement intérieur du conseil municipal, qui était applicable à la date de sa demande, malgré la modification de l’article L. 2121-25 du code général des collectivités territoriales ;
- la procédure de recours administratif préalable obligatoire devant la commission d’accès aux documents administratifs n’est pas applicable dès lors que le document demandé n’existe pas encore et que sa demande n’est pas effectuée en application du troisième livre du code des relations entre le public et l'administration ;
- par un jugement du 26 mai 2025 n° 2303629, le tribunal a déjà jugé que le maire était tenu de communiquer le document sollicité s’il existe.


Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2025, la commune de Savigny-sur-Orge conclut au rejet de la requête.

A titre principal, elle soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés et à titre subsidiaire, elle oppose une fin de non-recevoir tirée de l’irrecevabilité des conclusions aux fins d’injonction.
Elle sollicite la mise en œuvre du pouvoir souverain du juge administratif de condamner le requérant à une amende pour recours abusif sur le fondement de l’article R. 741-12 du code de justice administrative en raison du nombre de demandes et de requêtes déposées par M. A... depuis le 1er janvier 2024 qui ont pour seul objectif le blocage des institutions.


Par une ordonnance du 8 octobre 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 21 octobre 2025.

En application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées par un courrier du 30 octobre 2025 que la solution du litige était susceptible d’être fondée sur le moyen soulevé d’office tiré de l’autorité absolue de la chose jugée attachée au dispositif et aux motifs du jugement du 26 mai 2025 n° 2303629 par lequel le tribunal a annulé la décision par laquelle le maire de la commune de Savigny-sur-Orge a implicitement rejeté la demande présentée par M. A... de communication de plusieurs comptes-rendus de séance du conseil municipal dont celui du 12 juillet 2022 et a enjoint à cette commune de communiquer à l’intéressé ces comptes-rendus et de les publier sur son site internet, s’ils existent, dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.

Par un mémoire enregistré le 5 novembre 2025, M. A... a produit des observations en réponse à la communication de ce moyen d’ordre public.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code civil ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Corthier, rapporteur ;
- les conclusions de M. Chavet, rapporteur public ;
- et les observations de M. A....


Considérant ce qui suit :

Par une lettre du 23 septembre 2022, M. Olivier Vagneux, conseiller municipal de la commune de Savigny-sur-Orge, a présenté auprès de cette commune une demande de communication du compte-rendu de séance du conseil municipal du 12 juillet 2022. Face au silence gardé par la commune, M. A... demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Savigny-sur-Orge a implicitement rejeté sa demande.


Sur la recevabilité :

Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le tribunal a, par un jugement du 26 mai 2025 n° 2303629, annulé la décision par laquelle le maire de la commune de Savigny-sur-Orge a implicitement rejeté la demande présentée par M. A... de communication de plusieurs comptes-rendus de séance du conseil municipal dont celui du 12 juillet 2022 et a enjoint à cette commune de communiquer à l’intéressé ces comptes-rendus et de les publier sur son site internet, s’ils existent, dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement. Or, les conclusions de la requête tendant à l’annulation de la décision par laquelle le maire de la commune de Savigny-sur-Orge a implicitement rejeté sa demande de production et de communication du compte-rendu de séance du conseil municipal du 12 juillet 2022 et par voie de conséquence, les conclusions aux fins d’injonction de production et de communication de ce document, ont le même objet, concernent les mêmes parties et reposent sur des moyens relevant de la même cause juridique que ceux qui ont été invoqués devant le tribunal dans l’instance ayant donné lieu au jugement n°2303629 qu’il appartenait au requérant de contester s’il s’y estimait fondé. Par suite, dès lors que les conclusions de la requête revêtent une identité de cause, de parties et d’objet, l’autorité absolue de la chose jugée qui s’attache aux motifs et au dispositif du jugement n°2303629 s’oppose à ce qu’il soit fait droit à la requête présentée par M. A... dans le cadre de la présente instance.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée.


Sur l’amende pour recours abusif :

Aux termes de l’article R. 741-12 du code de justice administrative : « Le juge peut infliger à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ».

La faculté d’infliger à un requérant une amende pour recours abusif sur le fondement des dispositions de l’article R. 741-12 du code de justice administrative constitue un pouvoir propre du juge. Dès lors, les conclusions présentées par la commune de Savigny-sur-Orge à ce titre sont irrecevables.


D é C I D E :



Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Savigny-sur-Orge au titre de l’article R. 741-12 du code de justice administrative sont rejetées.



Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. Olivier Vagneux et à la commune de Savigny-sur-Orge.


Délibéré après l’audience du 6 novembre 2025 à laquelle siégeaient :

Mme Lellouch, présidente ;
M. Gibelin, premier conseiller ;
Mme Corthier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2025.



La rapporteure,

signé

Z. Corthier
La présidente,

signé

J. Lellouch


La greffière,

signé

Y. Bouakkaz




La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions