LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2300903

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2300903

lundi 24 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2300903
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantSCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B..., détenu, qui contestait une décision non formalisée de rotation de sécurité de cellule au centre pénitentiaire de Fleury Mérogis. Le tribunal estime que la requête est irrecevable, car le requérant n'a pas démontré que ces changements de cellule constituaient une décision administrative susceptible de recours pour excès de pouvoir, faute d'éléments précis sur leur fréquence ou leur impact sur ses conditions de détention et sa dignité. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence relative aux actes administratifs et aux conditions de détention, sans application de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 février 2023, M. A... B..., représenté par Me Ciaudo, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision non formalisée par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Fleury Mérogis a ordonné une rotation de sécurité spécifique de cellule ;

2°) d’enjoindre au directeur du centre pénitentiaire de Fleury Mérogis de mettre fin à ce régime de rotation de sécurité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
- son recours est recevable dès lors que le Conseil d’Etat a considéré qu’une mesure de rotation de sécurité était susceptible de recours et que la décision en litige a pour effet de lui imposer des changements de cellule intempestifs, impliquant nécessairement une perturbation importante de ses conditions de détention et porte atteinte à ses droits fondamentaux notamment à son droit au respect de sa dignité ;
- la décision attaquée est entachée d’une erreur d’appréciation, dès lors qu’il présente un bon comportement en détention.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2025, le ministre de la justice conclut au rejet de la requête.


Il soutient que :
- la requête est irrecevable en l’absence de décision ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.


M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 4 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Bertaux,
- et les conclusions de M. Kaczynski, rapporteur public.



Considérant ce qui suit :

M. B..., incarcéré au centre pénitentiaire de Fleury Mérogis du 27 octobre 2022 au 2 février 2023 a sollicité, par télécopie en date du 14 décembre 2022 et par l’intermédiaire de son conseil, la communication de la décision ayant ordonné la rotation de sécurité dont il estime faire l’objet. En l’absence de réponse à cette demande, l’intéressé a saisi, le 24 janvier 2023, la commission d’accès aux documents administratifs (CADA), laquelle n’a pas émis d’avis sur sa demande. Par la présente requête, M. B... sollicite l’annulation de la décision le soumettant à un régime de rotations de sécurité.

Sur la fin de non-recevoir :

Sous réserve que ne soient pas en cause des libertés et des droits fondamentaux des détenus, eu égard à leur nature et à leurs effets, les décisions de rotation de cellule au sein d’un même établissement ne constituent pas des actes administratifs susceptibles de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. Il en va autrement lorsque la nouvelle affectation s’accompagne d’une modification du régime de détention entraînant une aggravation des conditions de détention.

Si M. B... soutient faire l’objet de rotations de sécurité de cellule de manière régulière, sans toutefois en préciser la fréquence, et soutient que ces changements porteraient une atteinte à son droit à la dignité, il ne l’établit pas faute d’apporter aucun élément de fait précis et circonstancié. Il suit de là qu’il ne démontre pas l’existence d’une décision le soumettant effectivement à ce régime par des changements réguliers de cellule.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête, qui est entachée d’irrecevabilité, doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d’injonction et au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au garde des sceaux, ministre de la justice.


Délibéré après l'audience du 10 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Grand d’Esnon présidente,
Mme Benoist, conseillère,
M. Bertaux, conseiller,



Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2025.


Le rapporteur,
Signé
H. Bertaux

La présidente,
Signé
J. Grand d’Esnon

La greffière,

signé
V. Retby



La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions