LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2303519

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2303519

vendredi 7 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2303519
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantLARBRE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. D... demandant l'annulation de la décision du maire d'Oinville-sur-Montcient du 2 mars 2023 de ne pas s'opposer à la déclaration préalable déposée par M. C... pour la construction d'un bassin d'ornement. Après avoir rappelé les conditions de recevabilité du recours, le tribunal a jugé que le requérant, en tant que voisin immédiat, justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'absence de consultation de l'architecte des Bâtiments de France et de la méconnaissance du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Par conséquent, la requête a été rejetée et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 2 mai 2023, 13 février et 12 mars 2025, ce dernier mémoire n’ayant pas été communiqué, M. A... D..., représenté par Me Couture, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 2 mars 2023 par lequel le maire d’Oinville-sur-Montcient n’a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par M. B... C... ;

2°) de mettre à la charge de la commune d’Oinville-sur-Montcient la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l’arrêté attaqué est entaché d’insuffisance de motivation ;
- il est intervenu au terme d’une procédure irrégulière en l’absence de consultation de l’architecte des Bâtiments de France ;
- le dossier de déclaration préalable est entaché d’insuffisances dès lors qu’il ne fait pas apparaître la modification du profil du terrain ; il ne comporte pas de documents photographiques permettant de situer le terrain dans l’environnement proche et lointain sans qu’il n’ait été justifié d’une impossibilité d’y procéder ; les points et angles de prise de vue des photographies n’ont pas été reportés sur le plan de situation et le plan de masse ;
- l’arrêté attaqué méconnaît l’article 2.2.1.2 du règlement du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté d’agglomération Grand Paris Seine et Oise applicable en zone UDa ;
- il méconnaît l’article 1.2.1 du règlement du PLUi applicable en zone UDa.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 janvier 2025, M. B... C..., représentée par Me Larbre, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la requête est irrecevable en l’absence d’intérêt à agir du requérant ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 février 2025, la commune d’Oinville-sur-Montcient, représentée par Me Piquet, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant de la somme de 2 400 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Silvani,
- les conclusions de M. Maljevic, rapporteur public,
- et les observations de Me Piquet représentant la commune de Oinville-sur-Montcient.


Considérant ce qui suit :

Le 5 décembre 2022, M. C... a déposé une déclaration préalable portant sur la construction d’un bassin d’ornement de 9,70 m² et de 80 cm de profondeur sur la parcelle cadastrée B 1643 sur le territoire de la commune d’Oinville-sur-Montcient. Par une décision du 2 mars 2023, le maire d’Oinville-sur-Montcient ne s’y est pas opposé. Par sa requête, M. D... demande l’annulation de cette décision.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

Aux termes de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme : « Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation.».

Il résulte de ces dispositions qu’il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir tendant à l’annulation d’un permis de construire, de démolir ou d’aménager, de préciser l’atteinte qu’il invoque pour justifier d’un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d’affecter directement les conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance de son bien. Lorsque le requérant, sans avoir contesté le permis initial ou après avoir épuisé les voies de recours contre le permis initial, ainsi devenu définitif, forme un recours contre un permis de construire modificatif, son intérêt pour agir doit être apprécié au regard de la portée des modifications apportées par le permis modificatif au projet de construction initialement autorisé. Il appartient, dans tous les cas, au défendeur, s’il entend contester l’intérêt à agir du requérant, d’apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l’excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu’il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l’auteur du recours qu’il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu’il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d’un intérêt à agir lorsqu’il fait état devant le juge, qui statue au vu de l’ensemble des pièces du dossier, d’éléments relatifs à la nature, à l’importance ou à la localisation du projet de construction.

Le requérant est propriétaire d’une parcelle cadastrée B 1644 contiguë au terrain d’assiette du projet, dont il est ainsi voisin immédiat. Le projet consiste en la réalisation d’un bassin d’ornement adossé au mur de soutènement lui-même situé à quelques centimètres du mur édifié par M. D... en limite des deux propriétés. Le requérant soutient que la construction autorisée va compromettre la stabilité de son mur de clôture qui prendrait appui sur le mur de soutènement situé sur la propriété de M. C... et qu’il entraînera la suppression d’une servitude de « tour d’échelle » dont il bénéficie. Toutefois, les éléments dont fait état le requérant, tenant à la circonstance que l’édification du bassin a impliqué le retrait du remblai de stabilisation du mur de soutènement faisant obstacle à ce qu’il assure sa fonction de reprise « de la poussée des terres » fragilisant ainsi son mur de clôture, qui ne sont pas établis par les pièces du dossier, se rapportent en outre à l’exécution de ces travaux, laquelle n’est pas de nature à justifier l’intérêt à agir du requérant. De même, la suppression de la servitude de tour d’échelle permettant l’entretien du mur de clôture dont fait état le requérant n’est pas davantage établie, alors au demeurant qu’il ressort des pièces du dossier que la présence du bassin n’a pas fait obstacle à l’édification de ce mur. Dans ces conditions, le requérant n’établit pas que le projet est de nature à affecter directement les conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance de son bien. Par suite, il ne justifie pas d’un intérêt à agir pour demander l’annulation de l’arrêté attaqué. Il s’ensuit que la fin de non-recevoir opposée en défense doit être accueillie.

Il résulte de ce qui précède que le requérant, bien que voisin immédiat du projet, ne justifie pas d’un intérêt lui donnant qualité pour demander l’annulation de l’arrêté du 2 mars 2023. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l’absence d’intérêt à agir du requérant doit être accueillie.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de l’arrêté du 2 mars 2023 par lequel le maire d’Oinville-sur-Montcient n’a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par M. C... doivent être rejetées.


Sur les demandes présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d’Oinville-sur-Montcient et de M. C..., qui ne sont pas dans la présente instance parties perdantes, la somme demandée par le requérant sur le fondement de ces dispositions. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge du requérant une somme globale de 1 800 euros à verser à parts égales à la commune d’Oinville-sur-Montcient, d’une part, à M. C... d’autre part, au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. D... est rejetée.

Article 2 : M. D... versera une somme globale de 1 800 euros, à parts égales à la commune d’Oinville-sur-Montcient, d’une part, à M. C... d’autre part, au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... D..., à la commune de Oinville-sur-Montcient et à M. B... C....

Délibéré après l'audience du 17 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Rollet-Perraud, présidente,
- M. Marmier, premier conseiller,
- Mme Silvani, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2025.


La rapporteure,

Signé

C. Silvani


La présidente,

Signé

C. Rollet-Perraud
La greffière,

Signé

A. Lloria

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions