vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2305904 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat Marc |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juillet 2023, des pièces complémentaires enregistrées les 6 août et 2 septembre 2023, et par un mémoire complémentaire enregistré le 7 novembre 2023, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 13 juin 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Yvelines a rejeté sa demande de remise de dette correspondant à un indu d'aide personnelle au logement d'un montant de 979,50 euros pour sa dette détectée le 18 décembre 2022.
Elle soutient qu'elle est de bonne foi et que la dette n'est pas fondée.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 novembre 2023, la caisse d'allocations familiales des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que l'indu contesté dans la présente instance est fondé et qu'il a bien été tenu compte du quotient familial de l'intéressée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Marc, première conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B a bénéficié du versement par la caisse d'allocations familiales des Yvelines de l'allocation de logement familiale, calculée à partir de ses déclarations. Néanmoins, à la suite d'un recoupement avec les informations détenues par l'administration fiscale, il est apparu qu'elle avait déclaré à tort des frais réels pour les années 2020 et 2021. Par suite, les droits à l'allocation en cause de Mme B ont été recalculés. Il s'en est alors suivi un indu de 979,50 euros. Mme B a sollicité une remise de dette et, par une décision du 13 juin 2023, la caisse d'allocations familiales des Yvelines a refusé de lui accorder une remise de dette pour cet indu. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de cette décision ainsi que l'octroi d'une remise totale de dette.
2. Aux termes de l'article aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " () Les aides personnelles au logement comprennent : / () 2° Les allocations de logement : / a) L'allocation de logement familiale ". Aux termes de L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés. ". Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve que l'allocataire n'en conteste pas le caractère indu (). Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'un allocataire ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'aide personnelle au logement, quelle que soit la précarité de sa situation, lorsque l'indu trouve sa cause dans une manœuvre frauduleuse de sa part ou dans une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation caractérisant, de la part de l'allocataire, un manquement à ses obligations déclaratives.
4. Il résulte de l'instruction, en particulier de l'ensemble des démarches déclaratives effectuées par l'intéressée auprès de la Caisse d'allocations familiales, qu'elle a déclaré à tort des frais réels pour les années 2020 et 2021. Elle ne remet pas en cause les pièces produites en ce sens par la caisse d'allocations familiales. Par suite, elle ne saurait être regardée comme contestant utilement le bien-fondé de l'indu prononcé à son encontre. Par ailleurs, si elle se prévaut d'une situation de précarité, elle n'en justifie pas, alors que le montant de l'indu a été calculé à partir de son quotient familial, dont elle ne conteste pas la teneur.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales des Yvelines.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.
La magistrate désignée,
signé
E. Marc
La greffière,
signé
B. Dalla Guarda La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.3
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026