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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2306125

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2306125

mercredi 28 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2306125
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCHAUSSADE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Essonne du 6 février 2023 déclarant cessibles des terrains pour le projet d’aménagement de la ZAC des Bords de Seine. En cours d’instance, le préfet a abrogé cet arrêté par un acte du 25 septembre 2023 devenu définitif. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet. Il rejette également la demande de frais de justice présentée par les requérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2023, M. et Mme A B, représentés par Me Mialot, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 février 2023 du préfet de l'Essonne portant cessibilité des emprises nécessaires à la réalisation du projet d'aménagement de la ZAC des Bords de Seine Aval sur le territoire de la Commune d'Athis-Mons et la décision de rejet de leur recours gracieux formé contre cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 janvier 2025, la préfète de l'Essonne conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Maljevic, premier conseiller, en application de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ()".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, par un arrêté du 25 septembre 2023, devenu définitif, le préfet de l'Essonne a abrogé l'arrêté du 6 février 2023, objet du présent litige. Dès lors, les conclusions de M. et Mme B à fin d'annulation, étant devenues sans objet, il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y n'a pas lieu de mettre à la charge de L'Etat la somme demandée par les requérants au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de M. et Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A B, à la préfète de l'Essonne, et à Essonne aménagement.

Fait à Versailles, le 28 mai 2025.

Le magistrat désigné,

signé

S. Maljevic

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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