LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2306882

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2306882

vendredi 28 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2306882
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A... qui contestait l'arrêté du 26 juin 2023 retirant et remplaçant son avancement au 8ème échelon. Le tribunal écarte le moyen tiré du vice de forme (absence de date et de numérotation) comme inopérant. Il juge également que le retrait de la décision créatrice de droits, intervenue le 23 juin 2023, respecte le délai de quatre mois prévu à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, la date de notification étant sans incidence sur la légalité du retrait.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 22 août 2023 et le 27 novembre 2023, M. B... A... demande au tribunal d’annuler l’arrêté, qui lui a été présenté le 26 juin 2023 et notifié par la poste le 4 juillet 2023, par lequel le secrétaire général de la préfecture des Yvelines a retiré et remplacé l’arrêté du 24 février 2023 portant avancement au 8ème échelon du grade d’adjoint administratif principal de 2ème classe de l’intérieur et de l’outre-mer à compter du 1er septembre 2022 avec une ancienneté conservée de 4 mois et 23 jours.


Il soutient que
- l’arrêté attaqué est illégal dès lors qu’il n’est pas daté, ni numéroté ;
- il méconnaît les dispositions de l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration dès lors qu’il vient retirer après un délai de quatre mois une décision créatrice de droits.


Par un mémoire en défense enregistré le 20 novembre 2023, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 26 juin 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 31 juillet 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code des relations entre le public et l’administration ;
le décret n°2016-580 du 11 mai 2016 ;
le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Perez,
- et les conclusions de Mme Vincent, rapporteure publique.



Considérant ce qui suit :

M. B... A... a été titularisé dans le corps des adjoints administratifs à compter du 1er septembre 2022 et a été affecté au sein de la préfecture des Yvelines. Par un arrêté du 24 février 2023, la cheffe du bureau des ressources humaines l’a reclassé au 8ème échelon du grade d’adjoint administratif principal de 2ème classe de l’intérieur et de l’outre-mer à compter du 1er septembre 2022 avec une ancienneté conservée de 4 mois et 23 jours, ce reclassement tenant compte de ses expériences professionnelles dans le secteur privé. Après avoir constaté une erreur dans les modalités de reprise de l’ancienneté de l’intéressé définies par le décret n°2016-580 du 11 mai 2016 relatif à l’organisation des carrières des fonctionnaires de catégorie C de la fonction publique, le secrétaire général de la préfecture des Yvelines, par un arrêté présenté à M. A... le 26 juin 2023 et notifié par voie postale le 4 juillet 2023, a retiré l’arrêté du 24 février 2023 et a reclassé M. A... au 4ème échelon d’adjoint administratif principal de 2ème classe de l’intérieur et de l’outre-mer à compter du 1er septembre 2022 avec une ancienneté conservée de 4 mois et 23 jours. Par la présente requête, M. A... demande l’annulation de l’arrêté présenté le 26 juin 2023 et notifié le 4 juillet 2023 du secrétaire général de la préfecture des Yvelines.

En premier lieu, l’absence de mention de la date à laquelle une décision administrative a été prise, non plus que l’absence de numérotation, ne peuvent être regardées comme l’omission de formalités substantielles de nature à l’entacher d’illégalité. Le moyen tiré d’un vice de forme doit, dès lors, être écarté comme inopérant.

En second lieu, aux termes des dispositions de l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration : « L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. ».

Sous réserve de dispositions législatives ou réglementaires contraires, et hors le cas où il est satisfait à une demande du bénéficiaire, l'administration ne peut retirer une décision individuelle explicite créatrice de droits, si elle est illégale, que dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. La circonstance que la décision de retrait n’ait été notifiée qu'après l'expiration du délai de quatre mois imparti est sans incidence sur sa légalité.

Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté initial du 24 février 2023 de la cheffe du bureau des ressources humaines, M. A... a été reclassé au 8ème échelon du grade d’adjoint administratif principal de 2ème classe de l’intérieur et de l’outre-mer à compter du 1er septembre 2022 avec une ancienneté conservée de 4 mois et 23 jours. Il est constant qu’il s’agit d’une décision créatrice de droits. Par suite, le préfet des Yvelines pouvait la retirer dans un délai de quatre mois, à savoir jusqu’au 24 juin 2023, dans la mesure où elle méconnaissait les dispositions du décret du 11 mai 2016, méconnaissance qui n’est pas contestée par le requérant. Pour justifier que la décision attaquée serait illégale, M. A... fait valoir qu’elle lui a été notifiée par voie postale avec accusé de réception le 4 juillet, soit après l’expiration du délai de quatre mois à compter du 24 février 2023. Toutefois, il ressort des pièces produites par le préfet des Yvelines en défense que le courrier de notification de l’arrêté dont le requérant a accusé réception le 4 juillet 2023 a été déposé à La Poste par les services de la préfecture des Yvelines le 23 juin 2023. Par suite, la décision par laquelle le préfet des Yvelines a retiré l’arrêté du 24 février 2023 est intervenue au plus tard le 23 juin 2023, soit dans le délai de quatre mois à compter du 24 février 2023. Par suite, le requérant n’est pas fondé à soutenir que l’arrêté attaqué méconnaîtrait les dispositions de l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration et un tel moyen doit être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A... doivent être rejetées.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet des Yvelines.


Délibéré après l'audience du 14 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Lepetit-Collin, présidente,
M. Perez, premier conseiller,
M. Connin, premier conseiller,


Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2025.


Le rapporteur,

signé

J-L Perez


La présidente,

signé

H. Lepetit-CollinLa greffière,
signé


B. Dalla Guarda


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions