mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2308217 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2023, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation de l'Essonne a rejeté sa demande de logement ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de réexaminer sa demande et de le rétablir dans ses droits.
Il soutient qu'il est père de deux enfants, en instance de divorce, et qu'il dispose des documents justificatifs de sa situation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. Pour rejeter la demande de M. B, la commission de médiation de l'Essonne s'est fondée sur la circonstance que l'intéressé n'avait pas retourné les documents requis dans le délai d'un mois, notamment des justificatifs de sa situation familiale ou de ses revenus. A l'appui de sa requête, présentée à l'aide d'un formulaire mis à sa disposition par la juridiction administrative, M. B se borne à faire état de sa situation familiale, et notamment de la circonstance qu'il est en instance de divorce et à produire des justificatifs, sans contester ne pas les avoir produits devant la commission. Ce faisant, le requérant ne formule pas de moyens opérants devant le tribunal dès lors que ces pièces, produites postérieurement à la date à laquelle la commission de médiation a statué et relatives aux seules modalités de recevabilité de cette demande, ne sauraient être regardées comme des justificatifs tendant à établir qu'à la date de la décision attaquée, l'intéressé se trouvait dans l'une des situations lui permettant d'être reconnue comme prioritaire et devant être relogé en urgence.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Versailles, le 2 juillet 2024.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
Ph. Delage
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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