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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2309830

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2309830

jeudi 26 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2309830
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème chambre
Avocat requérantSTEPHAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Essonne d’accorder un regroupement familial. Après que le préfet a finalement accordé la demande le 19 mai 2025, M. B s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un arrêt n° 23VE01570, la cour administrative d'appel de Versailles a annulé l'ordonnance n° 2302866 du 30 juin 2023 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande de regroupement familial, et a renvoyé l'affaire au tribunal pour qu'il soit statué sur sa demande.

Par sa requête, enregistrée le 11 juillet 2023, M. B, représenté par Me Stephan, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Essonne a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de quatre membres de sa famille ;

2°) d'enjoindre à la préfète de faire droit à sa demande ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision n'est pas motivée, révélant un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle méconnait les articles L. 411-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision méconnait les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire enregistré le 22 mai 2025, M. B a déclaré se désister de ses conclusions à l'exception de celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 juin 2025, la préfète de l'Essonne conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient que la requête a perdu son objet, dès lors que la demande de regroupement familial de M. B a fait l'objet d'un accord le 19 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Gibelin, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 22 mai 2025, M. B a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète de l'Essonne.

Délibéré après l'audience du 10 juin 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Lellouch, présidente,

M. Gibelin, premier conseiller,

Mme Corthier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2025.

Le rapporteur,

signé

F. GibelinLa présidente,

signé

J. Lellouch

La greffière,

signé

A. Gateau

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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