mercredi 23 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2309901 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP PRAGMAGORA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2023, et des mémoires, enregistrés les 16 février et 15 avril 2024, Mme E F, M. D C et M. A B, représentés par Me Labrusse, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision du 19 septembre 2023 par laquelle le maire de Saint-Germain-Lès-Arpajon a décidé de préempter le terrain bâti situé 35 route nationale 20, cadastré section AE n° 31 au prix de 28 500 euros, ensemble de la décision implicite de rejet du recours gracieux exercé par les requérants le 26 septembre 2023 ;
2°) à titre subsidiaire, de prononcer un non-lieu à statuer, dès lors que la décision de retrait de l'acte attaqué sera devenue définitive ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Germain-Lès-Arpajon la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires, enregistrés les 13 février 2024, et 16 et 18 avril 2024, la commune de Saint-Germain-Lès-Arpajon, representée par Me Cayla-Destrem, conclut au non-lieu à statuer, à la mise à la charge des requérants d'une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 17 octobre 2024, les requérants conclut à ce que soit prononcé un non-lieu à statuer sur leurs conclusions à fin d'annulation mais maintiennent en outre celles présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ()".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 31 janvier 2024, devenue définitive, le maire de Saint-Germain-Lès-Arpajon a retiré la décision n° 2023-105 du 19 septembre 2023, objet du présent litige. Par suite, la requête de Mme F et autres, dirigée contre cette dernière décision, est devenue sans objet. Dès lors, il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Saint-Germain-Lès-Arpajon la somme demandée par les requérants au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative, ni de mettre à la charge des requérants la somme demandée par la commune au titre des mêmes dispositions.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme F et autres.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Saint-Germain-Lès-Arpajon présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E F, à M. D C, à M. A B et à la commune de Saint-Germain-Lès-Arpajon.
Fait à Versailles, le 23 octobre 2024.
La présidente de la 9ème chambre,
signé
Naïla Boukheloua
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026