LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2310101

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2310101

mardi 30 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2310101
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantLE BAUT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du maire de Neauphle-le-Château du 15 novembre 2023 s'opposant à sa déclaration préalable pour la construction d'une véranda. Le tribunal a jugé que l'existence d'une précédente décision de non-opposition pour le même projet était sans incidence sur la légalité du nouvel arrêté. Il a également estimé que le moyen tiré du caractère non obligatoire de l'accord de l'architecte des Bâtiments de France était inopérant, le refus étant fondé sur la violation du règlement de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'urbanisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 décembre 2023, M. B... A... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 15 novembre 2023 par lequel le maire de Neauphle-le-Château s’est opposé à la déclaration préalable qu’il a déposée en vue de la construction d’une véranda sur une des façades sud de la maison située 29 route de Chevreuse à Neauphle-le-Château.

Il soutient que :
- il avait précédemment déposé une déclaration préalable pour le même projet qui avait fait l’objet d’une décision de non opposition assortie de prescription le 11 mai 2023 ;
- le maire de Neauphle-le-Château a commis une erreur d’appréciation ; en outre, l’accord de l’architecte des Bâtiments de France n’était pas obligatoire.

Par un mémoire, enregistré le 5 février 2024, la commune de Neauphle-le-Château, représentée par Me Le Baut, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le juge administratif n’est pas compétent pour effectuer des arbitrages ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :
le code de l’urbanisme ;
le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :

le rapport de Mme L’Hermine, première conseillère ;
les conclusions de M. Fraisseix, rapporteur public ;
les observations de Me Le Baut, représentant la commune de Neauphle-le-Château.



Considérant ce qui suit :

Le 6 septembre 2023, M. A... a présenté une déclaration préalable en vue de la construction d’une véranda sur une des façades sud de la maison située 29 route de Chevreuse à Neauphle-le-Château. Par un arrêté du 15 novembre 2023, le maire de Neauphle-le-Château s’est opposé à la déclaration préalable. M. A... doit être regardé comme demandant l’annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d’annulation de l’arrêté du 15 novembre 2023 :

En premier lieu, si M. A... fait valoir qu’il avait présenté, le 19 mars 2023, une déclaration préalable en vue de l’ajout d’une véranda sur la façade sud de sa maison située 29 route de Chevreuse à Neauphle-le-Château, à laquelle le maire de cette commune ne s’était pas opposé, par un arrêté du 11 mai 2023, tout en l’assortissant de prescriptions, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de l’arrêté du 15 novembre 2023 par lequel le maire de Neauphle-le-Château s’est opposé à la déclaration préalable qu’il a déposée en vue de la réalisation du même projet.

En second lieu, alors que l’autorisation de construire sollicitée a été refusée au motif que la véranda projetée sera visible depuis l’espace public, en violation des dispositions applicables du règlement de l’aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine, M. A... ne peut pas utilement faire valoir que « l’accord de l’architecte des bâtiments de France n’était pas obligatoire ».

Il résulte de tout ce qu’il précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d’annulation de l’arrêté du 15 novembre 2023 présentées par M. A... doivent être rejetées.


Sur les frais liés au litige :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Neauphle-le- Château présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative


D É C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Neauphle-le-Château présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et à la commune de Neauphle-le-Château.


Délibéré après l’audience du 9 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Doré, président ;
Mme L’Hermine, première conseillère ;
Mme Hardy, première conseillère ;


Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2025.

La rapporteure,

signé

M. L’Hermine
Le président,

signé

F. Doré
La greffière,

signé

S. Paulin

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions