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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2400159

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2400159

lundi 5 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2400159
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantFAUVEAU IVANOVIC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A pour contester le refus du préfet de l'Essonne d'enregistrer sa demande d'asile. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction) dans un mémoire du 8 mars 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été rejetée par le bureau d'aide juridictionnelle. Enfin, les conclusions présentées au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Fauveau Ivanovic, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler les décisions par lesquelles le préfet de l'Essonne a refusé d'enregistrer sa demande d'asile et de lui délivrer l'attestation de demande d'asile accompagnée par l'imprimé OFPRA ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne d'enregistrer sa demande d'asile et de lui délivrer une attestation de demande d'asile ainsi que l'imprimé lui permettant d'introduire sa demande d'asile auprès de l'OFPRA dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 8 mars 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et maintenir ses conclusions présentées sur le fondement des articles 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une décision du 12 février 2024, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Versailles a rejeté la demande d'aide juridictionnelle formée par M. A le 8 janvier 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".

2. La demande d'aide juridictionnelle de M. A a été rejetée par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 12 février 2024. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

3. Par un mémoire, enregistré le 8 mars 2024, M. A a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête de M. A.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 5 août 2024.

La présidente de la 1ère chambre

signé

J. Sauvageot

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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