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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2400353

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2400353

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2400353
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDELVOLVE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de leur demande d’aide « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). En cours d’instance, l’ANAH a accordé aux requérants une aide complémentaire de 2 017 euros, portant le total à 2 460 euros, rendant ainsi leur demande d’annulation sans objet. Le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 janvier 2024, M. et Mme B... A..., représentés par Me Delvolvé, demandent au tribunal l’annulation la décision par laquelle la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a implicitement rejeté sa demande tendant à bénéficier de l’aide « MaPrimeRénov » à hauteur de 2 040 euros au titre des travaux d’isolation thermique et la mise à la charge de l’ANAH d’une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2025, la directrice générale de l’ANAH conclut au non-lieu à statuer.

Elle fait valoir qu’une prime d’un montant de 2 017 euros lui a été accordée en complément de celle d’un montant de 443 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Marmier, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes par ordonnance en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».


2. La directrice générale de l’ANAH soutient, sans être contredite par le requérant, que postérieurement à l’introduction de la requête, M. et Mme A... se sont vu attribuer le 4 septembre 2024 une aide d’un montant de 2 017 euros en complément de celle initialement accordée d’un montant de 443 euros. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’annulation de la requête sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.

3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’ANAH le versement aux requérants de la somme qu’ils demandent en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. et Mme A....

Article 2 : Les conclusions de la requête tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B... A... et à l’agence nationale de l’habitat.

Fait à Versailles, le 19 décembre 2025.


Le magistrat désigné,

Signé

A. Marmier


La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



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