Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2400692

mardi 28 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2400692
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 janvier 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision en date du 22 janvier 2024 par laquelle le services des concours agronomiques et vétérinaires d'AgroParisTech a rejeté sa demande de recours gracieux formé contre sa décision du 19 janvier 2024 rejetant sa demande d'inscription au concours commun d'accès aux formations d'ingénieur d'écoles nationales relevant du ministre chargé de l'agriculture et du ministre chargé de l'enseignement supérieur et au concours commun d'accès dans les écoles vétérinaires au titre de l'année 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'arrêté du 9 novembre 2023 relatif au concours commun d'accès dans les écoles nationales vétérinaires ;

- l'arrêté du 9 novembre 2023 relatif au concours d'accès aux formations d'ingénieur d'écoles nationales relevant du ministre chargé de l'agriculture et du ministre chargé de l'enseignement supérieur ;

- l'arrêté du 23 novembre 2023 portant ouverture du concours commun d'accès aux formations d'ingénieur des écoles nationales relevant du ministère chargé de l'enseignement supérieur et du ministère chargé de l'agriculture à la session 2024 ;

- l'arrêté du 28 novembre 2023 portant ouverture des sessions 2024 du concours commun d'accès dans les écoles nationales vétérinaires et du concours commun d'accès aux enseignements complémentaires conduisant aux diplômes nationaux d'internat des écoles nationales vétérinaires ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale.

3. En l'espèce, les conclusions de la requête, dirigées contre la décision du 22 janvier 2024 prise à la suite du recours gracieux de la requérante, doivent être regardées comme étant aussi dirigées contre la décision initiale du 19 janvier 2024 par laquelle le service des concours agronomiques et vétérinaires d'AgroParisTech a rejeté sa demande d'inscription au concours commun d'accès aux formations d'ingénieur d'écoles nationales relevant du ministre chargé de l'agriculture et du ministre chargé de l'enseignement supérieur et au concours commun d'accès dans les écoles vétérinaires au titre de l'année 2024.

4. Il ressort des arrêtés du 23 novembre 2023 portant ouverture du concours commun d'accès aux formations d'ingénieur des écoles nationales relevant du ministère chargé de l'enseignement supérieur et du ministère chargé de l'agriculture à la session 2024 et du 28 novembre 2023 portant ouverture des sessions 2024 du concours commun d'accès dans les écoles nationales vétérinaires et du concours commun d'accès aux enseignements complémentaires conduisant aux diplômes nationaux d'internat des écoles nationales vétérinaires que la date de clôture des inscriptions était fixée au 16 janvier 2024 à 17 heures. Mme B reconnaît qu'elle n'a pas procédé à son inscription avant cette date. Si elle fait valoir un manque d'information et d'accompagnement dans la procédure d'inscription par les services de l'université Paris-Saclay compte tenu, notamment, de son parcours antérieur, une telle circonstance, au demeurant non établie en l'espèce, est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de la décision de refus de son inscription dès lors que le service des concours agronomiques et vétérinaire d'AgroParisTech est en situation de compétence liée pour refuser toute inscription postérieure à la date de clôture des inscriptions. Ainsi, à l'expiration du délai de recours contentieux, qui a commencé à courir au plus tard, à la date d'introduction de la présente requête, Mme B n'invoque qu'un moyen inopérant à l'appui de sa requête.

5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de rejeter la requête de Mme B.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée pour information à AgroParisTech.

Fait à Versailles, le 28 mai 2024.

Le président de la 5ème chambre,

Signé

R. Féral

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°240069