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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2401109

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2401109

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2401109
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation de l'Essonne de le reconnaître comme prioritaire pour un logement d'urgence. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas une motivation suffisante, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique, le requérant n'a pas fourni les précisions nécessaires dans le délai imparti. Le tribunal a donc appliqué les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter l'affaire sans débat contradictoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 février 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de médiation de l'Essonne a refusé sa demande tendant à être reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents de tribunal administratif de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsqu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens.

2. D'une part, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ". Aux termes de l'article R. 772-6 de ce code, applicable aux contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation () qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. "

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 611-8-6 de code de justice administrative : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. () ".

4. M. B se borne à soutenir dans sa requête qu'il n'a eu aucune proposition de logement sur les dix dernières années, sans autre précision. Par suite cette requête ne répond pas aux exigences de motivation découlant des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Par un courrier du 9 février 2024, mis à sa disposition le jour même par le biais de l'application " Télérecours ", le greffe du tribunal a invité le requérant à motiver son recours dans un délai d'un mois. M. B n'a pas répondu à ce courrier ni même ne l'a consulté. Il doit donc être réputé en avoir eu connaissance en application des dispositions de l'article R. 611-8-6 du code précité. Il s'ensuit que la requête de M. B, qui n'a pas été régularisée, est manifestement irrecevable. Par suite, il y a lieu de la rejeter sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code précité.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Versailles, le 17 octobre 2024

Le président de la 4ième chambre

Signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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