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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2401601

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2401601

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2401601
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDE CAUMONT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le ministre de l’intérieur a soulevé une exception de non-lieu à statuer. Constatant que l’intéressé avait bénéficié d’une reconstitution totale de douze points le 25 juillet 2025, en application de l’article L. 223-6 du code de la route, le tribunal a jugé que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet. Par ordonnance, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 février 2024, M. A... B..., représenté par Me De Caumont, demande au tribunal :
1°) d’annuler les décisions des 27 février 2020, 30 mai 2020, 13 août 2020, 17 janvier 2021, 30 janvier 2021 et 25 février 2021 portant retraits de points de son permis de conduire, ensemble la décision portant rejet implicite de son recours gracieux dirigé contre ces décisions ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui restituer l’intégralité des points illégalement retirés dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2026, le ministre de l’intérieur oppose, à titre principal, une exception de non-lieu à statuer.


Par un mémoire enregistré le 15 janvier 2026, M. B... maintient ses conclusions présentées en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Hardy, première conseillère, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer selon la procédure prévue par cet article.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».

Aux termes de l’article L. 223-6 du code de la route : « Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. / Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa est porté à trois ans si l'une des infractions ayant entraîné un retrait de points est un délit ou une contravention de la quatrième ou de la cinquième classe. / Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points (…) ».

Il ressort des pièces du dossier et il n’est pas contesté que M. B... a bénéficié, le 25 juillet 2025, d’une reconstitution totale de douze points sur son permis de conduire, en application des dispositions citées au point précédent. Par suite, ses conclusions à fin d’annulation et à fin d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions du requérant présentées en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.



Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Fait à Versailles, le 22 janvier 2026.


La magistrate désignée,

signé

M. Hardy

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.


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