jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2401625 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 février 2024, M. B A, représenté par Me Ivanovic, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Yvelines a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer le récépissé de demande correspondant ;
2°) d'enjoindre au préfet de procéder à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 8 mars 2024, M. B A, représenté par Me Ivanovic, se désiste de ses conclusions aux fins d'annulation mais maintient sa demande relative aux frais d'instance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2024, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : / 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Il résulte de l'instruction que le requérant a été convoqué le 5 mars 2024 pour le dépôt de sa demande d'asile et a été muni d'une attestation de demande d'asile valable du 5 mars 2024 au 4 septembre 2024. Dès lors, ses conclusions à fin d'annulation et ses conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction présentées par M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Ivanovic et au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 11 juillet 2024.
Le président de la 7ème chambre,
Signé
P. Ouardes
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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