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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2402499

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2402499

vendredi 20 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2402499
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Chéron. Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A pour irrecevabilité manifeste, faute pour le requérant d’avoir justifié de la notification obligatoire de son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation, conformément à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, malgré une demande de régularisation. L’ordonnance est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 6 mars et 2 avril 2024, M. C A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler partiellement l'arrêté du 22 février 2023 par lequel le maire de la commune de Saint-Chéron a délivré à M. et Mme B un permis de construire n° PC 091 540 22 10044 pour la construction d'une maison individuelle sur un terrain situé 1bis impasse du Cresson sur le territoire de cette commune.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents des tribunaux administratifs de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens.

2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt () du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. / () ". Il résulte de ces dispositions que l'auteur d'un recours contentieux et, le cas échéant, d'un recours administratif a l'obligation de notifier, dans les hypothèses visées à cet article, son recours contentieux et, le cas échéant, son recours administratif à l'auteur de la décision contestée et au titulaire de l'autorisation.

3. Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".

4. En dépit des demandes de régularisation qui lui ont été adressées le 27 mars 2024, par lettres recommandées avec accusé de réception, et dont les plis ont été remis au requérant le 30 mars 2024 contre sa signature, M. A n'a pas, en dépit du temps qui s'est écoulé depuis, justifié avoir accompli dans les délais requis l'ensemble des formalités des notifications imposées par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Il en résulte que la requête de M. A n'a pas été régularisée et ainsi entachée d'une irrecevabilité manifeste, ce qui la rend insusceptible de médiation ou de succès au contentieux.

5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. A par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.

Fait à Versailles, le 20 juin 2025.

La présidente,

Signé

J. Grand d'Esnon

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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