Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2403420
lundi 13 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2403420 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL CENTAURE AVOCATS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 avril 2024, Mme A B, représentée par Me Megherbi, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre au préfet des Yvelines, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui accorder un rendez-vous dans un délai de quarante-huit heures à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard, afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour en qualité d'ascendant de Français à charge ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle est entrée en France le 10 décembre 2019 munie d'un visa C expirant le 26 février 2020 ; elle a sollicité une admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale, en qualité d'ascendant de Français à charge, le 7 décembre 2022, sans succès ; ses différentes relances notamment des 16 décembre 2022 et 14 avril 2023 n'ont pas davantage rencontré de succès ;
- l'urgence tient au maintien de sa situation irrégulière et au risque d'interpellation et d'éloignement atteignant ainsi sa dignité ; elle est prise en charge financièrement par son fils qui la loge ; cette précarité administrative porte atteinte à sa situation familiale et privée, est incompatible avec sa protection et porte atteinte à sa liberté de circulation ;
- la mesure est utile compte tenu de sa demande en bonne et due forme titre de séjour ;
- sa demande ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Par un mémoire en défense, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir que la requérante est convoquée le 9 août 2024 à 15 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Fraisseix, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B ressortissante algérienne née le 14 novembre 1953, est entrée en France le 10 décembre 2019 munie d'un visa C ayant expiré le 26 février 2020. Le 7 décembre 2022, elle a sollicité la préfecture des Yvelines en vue d'obtenir une demande de rendez-vous pour présenter une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité d'ascendant de Français à charge, sans succès. Ses différentes relances notamment des 16 décembre 2022 et 14 avril 2023 n'ont pas davantage rencontré de succès Par la présente requête, elle demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Yvelines de la convoquer afin qu'elle puisse déposer sa demande au séjour.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Il résulte de l'instruction que, le 2 mai 2024, soit postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet des Yvelines a informé le tribunal de ce que Mme B était convoquée en préfecture le 29 août 2024 à 15 heures, afin qu'elle puisse déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité d'ascendant de Français à charge. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction de la requête qui ont perdu leur objet.
Sur les frais d'instance :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction présentées par Mme B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 13 mai 2024.
Le juge des référés,
signé
P. Fraisseix
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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