Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal que la commission de médiation avait finalement reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande. Constatant que cette décision était devenue définitive et que les conclusions de la requête étaient ainsi devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 mai 2024, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle la commission de médiation du département de l’Essonne a rejeté son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 août 2025, le préfet de l’Essonne conclut au non-lieu à statuer.
Il informe le tribunal de ce que, par une décision du 15 mai 2024, la commission de médiation de l’Essonne a reconnu la demande d’hébergement du requérant comme prioritaire et urgente.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Caron, première conseillère, en application de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 15 mai 2024, la commission de médiation du département de l’Essonne a reconnu M. A... comme étant prioritaire et devant être accueilli dans une structure d’hébergement, un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale. Cette décision étant devenue définitive, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé du logement.
Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne.
Fait à Versailles, le 30 septembre 2025.
La magistrate désignée,
signé
V. Caron
La République mande et ordonne à la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé du logement, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.