mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2404082 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 mai 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision de rejet née du silence gardé par la commission de médiation de l'Essonne sur son recours amiable, reçu le 23 janvier 2024, tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En vertu du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative les présidents des tribunaux administratifs peuvent statuer par ordonnance pour rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, relatif aux contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. M. B doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision de rejet implicite de sa demande tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Toutefois, en se bornant à soutenir que sa demande tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement n'a pas reçu de réponse, M. B ne fait état d'aucun moyen opérant. Or, en dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 16 mai 2024 par le greffe du tribunal en l'invitant à compléter sa requête au moyen du formulaire joint à cet effet, et dont il a été accusé réception le même jour, M. B n'a formulé aucune argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits. Aucun mémoire ampliatif n'ayant été annoncé et le délai de recours étant expiré, il y a lieu de rejeter la présente requête, qui ne contient l'exposé d'aucun moyen opérant, par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Versailles, le 4 décembre 2024
Le président de la 4ième chambre
Signé
P. Ouardes
La République mande et ordonne au ministre chargé du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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