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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2404394

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2404394

mercredi 4 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2404394
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B A, qui demandait une injonction au préfet des Yvelines pour l'attribution d'un logement ou d'un hébergement d'urgence. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen et n'a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. Le tribunal s'est fondé sur le 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes insuffisamment motivées après l'expiration du délai de recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mai 2024, M. B A demande au tribunal d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui attribuer un logement ou un hébergement d'urgence.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents de tribunal administratif de rejeter par ordonnance les requêtes qui, après l'expiration du délai de recours, ne comportent que des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. La requête introductive d'instance de M. A ne contient l'exposé d'aucun moyen. Ainsi, le requérant a été invité à régulariser sa requête par courrier du 27 mai 2024 dont M. A a accusé réception le 29 mai 2024. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée, M. A n'a pas, à l'expiration du délai d'un mois qui lui était imparti, ni à la date de la présente ordonnance, produit devant le tribunal une argumentation propre à établir que la décision contestée aurait méconnu ses droits, accompagnée des pièces justificatives utiles. Par suite, eu égard à l'insuffisance de motivation, la requête de M. A doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Versailles, le 4 décembre 2024.

Le président de la 4ième chambre,

Signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne au ministre chargé du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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