LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2404429

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2404429

mardi 17 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2404429
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantSELARL ROUX & AZOUAOU

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré à Brétigny-sur-Orge, a sursis à statuer par un jugement avant-dire droit du 24 décembre 2024 afin de permettre la régularisation d’illégalités tenant à la méconnaissance de l’article UR11 du PLU (pente des toitures) et de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme (empiètement sur une zone d’interdiction liée à des canalisations de gaz). Un permis modificatif a été délivré le 31 mars 2025 pour régulariser ces vices. Le tribunal examine désormais la régularité de ce permis modificatif et pourrait, en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, surseoir à nouveau à statuer en raison d’un défaut potentiel d’attestation de respect de la réglementation RE2020 (article R. 431-16 j) du code de l’urbanisme).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. et Mme W et G M M. W et Mme G M, M. R et Mme AC S, M. H O, M. A X, Mme F J, M. E AB, M. N I, Mme V D, M. U Y, M. AA Q, M. et Mme Z et P T, AD, AE et M. B K, représentés par la Selarl Verpont avocats, ont demandé au tribunal d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2021 par lequel le maire de Brétigny-sur-Orge a délivré un permis de construire à la SARL Urbatys, la décision implicite par laquelle le recours gracieux qu'ils ont formé contre cet arrêté a été rejeté, ainsi que l'arrêté du 3 octobre 2022 par lequel le maire de Brétigny-sur-Orge a délivré à la SARL Urbatys un permis de construire modificatif. Ils ont également demandé de mettre à la charge, d'une part, de la commune de Brétigny-sur-Orge, d'autre part, de la SARL Urbatys, une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement avant-dire droit du 24 décembre 2024, le tribunal a, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sursis à statuer sur cette requête afin de permettre la régularisation des illégalités entachant cette décision et tenant à la méconnaissance des dispositions de l'article UR11 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatives à la pente des toitures, et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en tant que certaines places de stationnement en sous-sol empiètent sur une " zone permanente d'interdiction " définie au titre des canalisations de gaz.

Par un mémoire enregistré le 28 avril 2025, la SARL Urbatys, représentée par Me Loig Gourvennec et Me Chloé Tremouilles, a transmis au tribunal l'arrêté du 31 mars 2025, lui délivrant un permis de construire modificatif, et demande le rejet de la requête.

Par un mémoire enregistré le 15 mai 2025, M. et Mme M, M. et Mme S, M. O, M. X, Mme J, M. AB, M. I, Mme D, M. Y, M. Q, M. et Mme T, AD, AE et M. K, représentés par Me Julien Lalanne, persistent dans leurs conclusions et demandent également au tribunal d'annuler l'arrêté du 31 mars 2025.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mai 2025, la SARL Urbatys conclut au rejet de la requête et persiste dans ses précédentes conclusions.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La commune de Brétigny-sur-Orge a produit des pièces le 22 mai 2025.

La clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 26 mai 2025.

Le tribunal a informé les parties, en application de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme, qu'il était susceptible de déclarer fondé le moyen tiré du défaut de production, dans le dossier du permis de construire modificatif, de l'attestation de respect de la règlementation RE2020 prévue au j) de l'article R.431-16 du code de l'urbanisme, et de décider de surseoir à statuer dans l'attente d'une régularisation du permis de construire. Les parties ont été invitées à présenter leurs observations.

La SARL Urbatys a présenté des observations sur ce point le 26 mai 2025.

Les requérants ont présenté des observations sur ce point le 27 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fejérdy, première conseillère,

- les conclusions de Mme Ghiandoni, rapporteure publique,

- et les observations de Me Lalanne, représentant les requérants, et de Me Trémouilles, représentant la SARL Urbatys, .

Les requérants ont présenté une note en délibéré, enregistrée le 4 juin 2025.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 29 septembre 2021, le maire de Brétigny-sur-Orge a délivré un permis de construire à la SARL Urbatys. Le recours gracieux formé par M. M et les autres requérants contre cet arrêté a été rejeté par une décision implicite. Par un arrêté du 3 octobre 2022, le maire de Brétigny-sur-Orge a délivré à la SARL Urbatys un permis de construire modificatif. Par une requête enregistrée le 21 mars 2022, M. M, Mme M, M. S, Mme S, M. O, M. X, Mme J, M. AB, M. I, Mme D, M. Y, M. Q, M. et Mme T, AD, AE et M. K ont demandé l'annulation des arrêtés des 29 septembre 2021 et 3 octobre 2022, ainsi que de la décision rejetant leur recours gracieux. Par un jugement n° 2202207 du 28 décembre 2022, le tribunal a rejeté la requête. Statuant le 24 mai 2024 sur le pourvoi formé par M. et Mme M, M. et Mme S, M. O, M. X, M. AB et Mme J, M. I, Mme D, M. Q, M. et Mme T, la société GM Patrimoine et M. K, le Conseil d'Etat, par un arrêt n°471681, a annulé le jugement du 28 décembre 2022 et renvoyé l'affaire au tribunal.

2. Par un jugement avant-dire droit du 24 décembre 2024, le tribunal a constaté que l'arrêté attaqué méconnaît, d'une part, l'article UR11 du règlement du PLU dans ses dispositions relatives à la pente maximale des toitures, et d'autre part, la " zone permanente d'interdiction " définie par le plan de zonage du règlement du PLU, et est entaché de ce fait d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme. Considérant que ces illégalités étaient susceptibles d'être régularisées en application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer, jusqu'à l'expiration d'un délai de cinq mois à compter de la notification du jugement, afin de permettre la régularisation de ces illégalités.

3. Par un arrêté du 31 mars 2025, le maire de Brétigny-sur-Orge a délivré à la SARL Urbatys un arrêté de permis de construire modificatif visant à la régularisation des illégalités mentionnées au point précédent.

4. A compter de la décision par laquelle le juge recourt à l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, seuls des moyens dirigés contre la mesure de régularisation notifiée, le cas échéant, au juge peuvent être invoqués devant ce dernier. A ce titre, les parties peuvent, à l'appui de la contestation de l'acte de régularisation, invoquer des vices qui lui sont propres et soutenir qu'il n'a pas pour effet de régulariser le vice que le juge a constaté dans sa décision avant dire droit. Elles ne peuvent en revanche soulever aucun autre moyen, qu'il s'agisse d'un moyen déjà écarté par la décision avant dire droit ou de moyens nouveaux, à l'exception de ceux qui seraient fondés sur des éléments révélés par la procédure de régularisation.

Sur la régularisation du vice tiré de la méconnaissance de l'article UR11 du règlement du PLU :

5. Aux termes de l'article UR 11 de ce règlement : " (). / 5 - Traitement des toitures / Sont autorisées pour les constructions neuves () : / - les pentes de toiture maximum à 45 °, / () ".

6. Il ressort des pièces du dossier que si le projet, tel que modifié par le permis de construire modificatif délivré le 30 mars 2025, a maintenu la " toiture à la Mansart " prévue initialement, la pente de cette toiture est toutefois désormais inférieure à 45°, y compris dans sa partie de " brisis ". L'arrêté du 30 mars 2025 a donc régularisé, sur ce point, l'illégalité entachant l'arrêté du 29 septembre 2021 modifié le 3 octobre 2022.

Sur la régularisation du vice tiré de la méconnaissance de la " zone permanente d'interdiction " :

7. Il ressort des pièces du dossier qu'une canalisation de gaz est située sous la voie publique, au droit du terrain d'assiette du projet. Le plan de zonage du règlement du PLU définit à ce titre une " zone permanente d'interdiction " qui empiète sur le terrain d'assiette.

8. D'une part, il ressort du plan de masse du sous-sol que les deux places de stationnement situées dans cette zone d'interdiction ont été supprimées dans le cadre du permis de construire modificatif délivré le 30 avril 2025. Le projet ne prévoit plus donc aucune construction, ni en surface ni en sous-sol, dans cette zone d'interdiction. A cet égard, la superposition, produite par les requérants, du plan de masse du projet avec le plan de zonage, agrandi pour qu'il soit à la même échelle que ce dernier, n'est pas susceptible, au vu de l'imprécision de ce montage, d'établir qu'il resterait une partie de construction en sous-sol dans la zone litigieuse. Le vice tiré de la méconnaissance de cette zone, et, par suite, des dispositions de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme, doit en conséquence être regardé comme régularisé.

9. D'autre part, si les requérants soutiennent que, dans la partie sud du terrain, des places de stationnement sont implantées de la même manière au niveau d'une autre zone permanente d'interdiction liée à la présence d'une canalisation de gaz, ce moyen, qui ne porte ni sur le vice objet de la mesure de régularisation, ni sur des vices propres à cette mesure et n'est pas fondé sur des éléments révélés par celle-ci, est, eu égard à sa teneur, un moyen nouveau au sens des principes rappelés au point 4. Dans ces conditions, ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant.

Sur les vices propres du permis de régularisation :

10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ". Aux termes de l'article L. 212-3 du même code : " Les décisions de l'administration peuvent faire l'objet d'une signature électronique. Celle-ci n'est valablement apposée que par l'usage d'un procédé, conforme aux règles du référentiel général de sécurité mentionné au I de l'article 9 de l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives, qui permette l'identification du signataire, garantisse le lien de la signature avec la décision à laquelle elle s'attache et assure l'intégrité de cette décision ".

11. L'arrêté attaqué a été signé électroniquement, pour le maire de Brétigny-sur-Orge, par M. C L, adjoint au maire. Ce dernier a, par un arrêté n° AM2024-21 du 10 avril 2024, reçu délégation du maire pour signer l'arrêté attaqué. Les signatures électroniques de ces actes administratifs, autorisées par les dispositions de l'article L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration, font foi jusqu'à preuve du contraire. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de l'irrégularité de la signature doivent être écartés.

12. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que GRT gaz a bien été consulté sur le projet modifié, le 16 janvier 2025.

13. En troisième lieu, aux termes du 5° du dernier alinéa de l'article UR11 du règlement du PLU : " les lucarnes ne devront pas être reliées entre elles ".

14. D'une part, si les requérants soulignent la taille imposante des lucarnes désormais prévues au projet, aucune disposition du règlement ne limite la largeur de celles-ci. D'autre part, si, ainsi que le soulignent les requérants, deux lucarnes situées sur la façade nord-est du bâtiment A sont reliées entre elles par un balcon, cette caractéristique, qui n'a pas été modifiée par le permis de régularisation, existait déjà dans le cadre du projet initial. Ce moyen, qui ne porte donc pas sur des vices propres à la mesure de régularisation et n'est pas fondé sur des éléments révélés par celle-ci, est, eu égard à sa teneur, un moyen nouveau au sens des principes rappelés au point 4. Dans ces conditions, ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant.

15. En quatrième lieu, aux termes de l'article UR11 du règlement du PLU : " () Devront être recherchés des proportions et des volumes harmonieux notamment en ce qui concerne le rapport entre longueur de façade et hauteur de la construction () ".

16. Si la modification de la pente du toit et de la taille des lucarnes entraîne une modification du profil et du volume de la toiture, en particulier au niveau des pignons, le projet modifié ne peut toutefois être regardé comme présentant, de ce seul fait, des proportions et des volumes disharmonieux. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UR11 du règlement du PLU doit donc être écarté.

17. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend () j) L'attestation de prise en compte des exigences de performance énergétique et environnementale, lorsqu'elle est exigée en application de l'article R. 122-24-1 du code de la construction et de l'habitation et, pour les projets soumis aux dispositions de l'article R. 122-2-1 du même code, l'attestation de réalisation de l'étude de faisabilité relative aux solutions d'approvisionnement en énergie réalisée en application de l'article R. 122-24-2 de ce code, ou, lorsque le projet est tenu de respecter les dispositions mentionnées aux articles R. 172-11 et R. 172-12 de ce code, un document établi par le maître d'ouvrage attestant la prise en compte de la réglementation thermique, en application de l'article R. 122-22 de ce code, et pour les projets concernés par l'article R. 122-2 ou l'article R. 122-3 du même code, la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux solutions d'approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 122-23 dudit code () ".

18. En vertu du décret n°2021-1004 du 29 juillet 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine, la réglementation énergétique et environnementale de la construction neuve (RE 2020) s'applique aux permis de construire des bâtiments à usage d'habitation dont la demande a été déposée à compter du 1er janvier 2022. Il s'ensuit que, dans le cadre d'un permis de construire modificatif, les modifications apportées au projet initial ne peuvent avoir pour conséquence de subordonner l'octroi du permis modificatif à la production d'une attestation de performance énergétique et environnementale qui n'était pas requise pour la délivrance du permis initial eu égard à la date à laquelle la demande a été déposée par le pétitionnaire.

19. En l'espèce, la demande de permis de construire modificatif a été déposée le 16 janvier 2025, soit postérieurement à la date d'application de la réglementation énergétique et environnementale de la construction neuve (RE 2020). Il résulte toutefois de ce qui a été dit au point précédent que les requérants ne peuvent valablement soutenir que la demande de permis de construire modificatif devait comporter une attestation RE 2020 dès lors que celle-ci n'était pas exigée dans le cadre de la délivrance du permis initial. En conséquence, ce moyen doit être écarté.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés des 29 septembre 2021, 3 octobre 2022 et 31 mars 2025 délivrant à la SARL Urbatys un permis de construire et des permis de construire modificatifs.

Sur les demandes présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

21. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ". La circonstance qu'au vu de la régularisation intervenue en cours d'instance, le juge rejette finalement les conclusions dirigées contre la décision initiale, dont le requérant était fondé à soutenir qu'elle était illégale et dont il est, par son recours, à l'origine de la régularisation, ne doit pas à elle seule, pour l'application de ces dispositions, conduire le juge à mettre les frais à sa charge ou à rejeter les conclusions qu'il présente à ce titre.

22. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Brétigny-sur-Orge et de la SARL Urbatys, par moitiés, la somme totale de 1 800 euros, à verser aux requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, en revanche, de faire droit aux conclusions présentées par la société Urbatys au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La commune de Brétigny-sur-Orge et la SARL Urbatys verseront chacune 900 euros aux requérants au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme M est rejeté.

Article 3 : Les conclusions de la SARL Urbatys présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. M, en sa qualité de représentant unique des requérants, à la commune de Brétigny-sur-Orge et à la SARL Urbatys.

Délibéré après l'audience du 3 juin 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Doré, président,

- Mme Le Montagner, présidente honoraire,

- Mme Fejérdy, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juin 2025.

La rapporteure,

Signé

B. Fejérdy

Le président,

Signé

F. Doré

La greffière,

Signé

V. Retby

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions