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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2404910

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2404910

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2404910
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association "Comité de Quartiers" contestant le refus du maire de Saint-Arnoult-en-Yvelines d'autoriser l'occupation du parc Arsonneau pour une réunion publique. Le juge a constaté que le représentant de l'association n'avait pas produit, malgré une demande de régularisation, les statuts ou une délibération l'habilitant à agir en justice, en méconnaissance de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 juin 2024, l'association comité de quartiers, représentée par M. B A, demande au tribunal d'annuler la décision du 11 juin 2024 par laquelle le maire de la commune de Saint-Arnoult-en-Yvelines a rejeté la demande de son association " Comité de Quartiers " de l'autoriser à occuper le parc Arsonneau pour une réunion publique le 22 juin 2024.

Vu l'autre pièce du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En vertu 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de tribunal administratif peuvent rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens.

2. Aux termes de l'article R. 431-4 du même code : " () les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ". L'article R. 612-1 du même code dispose que : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne qu'à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".

3. Lorsque les dispositions ou stipulations applicables à une personne morale subordonnent à une habilitation par un de ses organes la possibilité pour son représentant légal d'exercer en son nom une action en justice, le représentant qui engage une action devant une juridiction administrative doit produire cette habilitation, au besoin après y avoir été invité par le juge.

4. Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ".

5. Par une demande de régularisation qui lui a été adressée le 12 juin 2024 par l'intermédiaire de l'application Télérecours et dont il est réputé avoir pris connaissance le 14 juin suivant, M. A, signataire de la requête, a été invité à produire les statuts de l'association " Comité de Quartiers " ou la délibération autorisant son président à ester en justice en son nom dans un délai de quinze jours. Il n'a pas donné suite à cette invitation, ni dans le délai imparti, ni même à la date de la présente ordonnance. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'association " Comité de Quartiers " est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association " Comité de Quartiers ".

Fait à Versailles, le 3 décembre 2024.

La présidente,

Signé

J. Grand d'Esnon

La République mande et ordonne au préfet de Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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