LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2405000

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2405000

mardi 29 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2405000
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A, ressortissante moldave, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 9 mars 2024 de la préfète de l’Essonne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. En cours d’instance, la préfète a retiré cet arrêté par une décision du 28 mars 2024, communiquée au tribunal. Constatant que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet, le magistrat désigné a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par ordonnance n°243077 du 31 mai 2024, enregistrée le même jour au greffe du tribunal, le président du tribunal administratif de Melun a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée pour Mme B A.

Par cette requête et un mémoire complémentaire reçus le 31 mai 2024, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision du 9 mars 2024 par lequel la préfète de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;

- la compétence du signataire des décisions attaquées n'est pas établie ;

- sa situation personnelle n'a pas fait l'objet d'un examen sérieux ;

- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant à leurs conséquences sur sa situation ;

- elles sont entachées d'une erreur de droit ;

- elles ont été prises en méconnaissance du principe du respect du contradictoire ;

- elles méconnaissent les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

La préfète de l'Essonne a produit un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2024 après clôture de l'instruction qui n'a pas été communiqué.

Par ordonnance du 24 juin 2024, la clôture d'instruction a été fixée le 2 septembre 2024 à 10H00.

Le 10 septembre 2024 Mme A a produit une note en délibéré qui a été communiquée à la préfète de l'Essonne.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Kaczynski, premier conseiller, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer selon la procédure prévue par cet article.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1' donner acte des désistements () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ()".

2. Mme A, ressortissante moldave née le 18 juillet 1989, dit être entrée en France en 2017 de manière régulière. Le 9 mars 2024, elle a été placée en garde à vue et en rétention administrative. La rétention administrative dont elle a fait l'objet a été jugée irrégulière par une ordonnance du juge de la liberté et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du 12 mars 2024. Par un arrêté du 9 mars 2024, dont elle demande l'annulation, la préfète de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office. Toutefois, par un arrêté du 28 mars 2024, que Mme A a communiqué par note en délibéré enregistrée au greffe du tribunal le 10 septembre 2024, qui a été communiquée à la préfète de l'Essonne, qui n'a pas produit d'observations à la suite de cette communication, l'arrêté litigieux du 9 mars 2024 a été retiré. Dès lors, les conclusions de la requérante à fin d'annulation étant devenues sans objet, il n'y a pas lieu d'y statuer.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 29 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

D. Kaczynski

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies d'exécution contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions