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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2405255

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2405255

mardi 13 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2405255
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGARNIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement de la société L’Orient, qui contestait un arrêté du maire d’Arpajon ordonnant la fermeture nocturne de ses commerces. La société n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois imparti par le tribunal, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’en être désistée. L’ordonnance, rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement pur et simple.

Texte intégral

La magistrate désignée,Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 24 juin 2024, la société L’Orient, représentée par Me Garnier, demande au tribunal :

1°) d’annuler l'arrêté n° ST 2024/087 du 26 avril 2024 par lequel le maire d’Arpajon a prononcé la fermeture des commerces « Le Panier Sympa » et « Le Balto » situés Grande Rue, entre 19h00 et 6h00 à compter du 29 avril 2024 jusqu’au 30 octobre 2024 inclus ;

2°) de mettre à la charge de la commune d’Arpajon la somme de 3 500 euros sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.


Par une lettre du 20 novembre 2025, le tribunal a demandé à la société L’Orient, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête dans le délai d’un mois et l’a informée qu’à défaut elle serait réputée s’en être désistée.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Caron, première conseillère, en application de l’article R.222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1( Donner acte des désistements (…) ».

2. Aux termes l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 de ce code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier./ Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai (...) ».

3. L’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que cette requête conserve pour la société requérante. Par une lettre du 20 novembre 2025, transmise via l’application Télérecours, dont son conseil a accusé réception le 25 novembre 2025 à 15h09, la société L’Orient a été invitée par le tribunal à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. Ce courrier l’informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée d’office. La société L’Orient n’a pas procédé à la confirmation de sa requête dans le délai imparti. Par suite, elle doit être réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Ce désistement devant être regardé comme pur et simple, il convient dès lors d’en donner acte sur le fondement des dispositions du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société L’Orient.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société L’Orient et à la commune d'Arpajon.




Fait à Versailles, le 13 janvier 2026.





La magistrate désignée,



signé

V. Caron La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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