jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2405359 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7éme chambre |
| Avocat requérant | GALMOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 26 juin et le 27 août 2024, M. B A, représenté par Me Galmot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet des Yvelines l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et l'a interdit de séjour pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au Préfet territorialement compétent de lui délivrer une carte de séjour salarié dans un délai de 15 jours à compter de la signification du jugement à intervenir, sous astreinte de 25 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler sous astreinte fixée de 25 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision a été prise sans examen sérieux de sa situation ;
-elle est insuffisamment motivée en fait ;
-elle est entachée d'erreurs de fait ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant du refus de délai de départ volontaire :
-il est illégal du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- la décision a été prise sans examen sérieux de sa situation ;
- il est entaché d'erreurs de fait ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi, elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
-elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- la décision a été prise sans examen sérieux de sa situation et est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
L'instruction a été close le 5 septembre 2024 par une ordonnance du 28 août 2024
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mauny,
- et les observations de Me Galmot représentant M. A.
Une note en délibéré a été produite pour M. A le 12 septembre 2024 et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né le 4 mai 1979, est entré en France le 28 juin 2018 et s'y est maintenu à l'expiration de son visa. Il a fait l'objet d'un arrêté portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours pris par le préfet du Calvados le 11 juin 2019. Par un arrêté du 25 juin 2024, le préfet des Yvelines a pris un arrêté l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'interdisant de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents (). "
3. L'arrêté en litige vise notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et en particulier ses articles 3 et 8, et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de M. A. Il comporte des éléments circonstanciés sur la situation de M. A et mentionne notamment qu'il a fait l'objet d'un arrêté portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français le 11 juin 2019 mais s'est maintenu sur le territoire et que son épouse et ses enfants résident en Algérie. Il précise également qu'il ne justifie pas de circonstances particulières permettant d'écarter le risque de soustraction à l'exécution de la mesure d'éloignement qui justifie qu'un délai de départ volontaire lui soit refusé, qu'il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière s'opposant à une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français et qu'une durée d'un an n'est pas disproportionnée. Il précise enfin qu'il ne justifie pas être exposé à des risques de traitement contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de renvoi dans son pays d'origine. Si le requérant soutient que l'arrêté ne fait pas état de la demande de titre de séjour qu'il a déposée en 2022, alors qu'il l'a évoquée lors de son audition par les services de police, il ne justifie pas d'un tel dépôt par les pièces qu'il produit, à savoir un formulaire de demande de rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnel au séjour et un courriel des services de la préfecture du 8 décembre 2022 sollicitant la communication de nouvelles pièces pour créer son dossier et l'invitant à renvoyer l'entier dossier. Enfin, la seule circonstance que l'arrêté ne fasse pas état de sa situation professionnelle n'est pas suffisante, eu égard à ce qui précède, pour le regarder comme insuffisamment motivé. Il comporte donc les considérations de droit et de fait qui le fondent. Pour les mêmes motifs, il ne résulte pas de l'instruction que la décision portant obligation de quitter le territoire n'aurait pas été précédée d'un examen sérieux de la situation de M. A.
4. Eu égard à ce qui a été exposé au point 3, M. A ne justifie pas du dépôt d'une demande de titre de séjour en 2022. Il n'est donc pas fondé à soutenir que la décision serait entachée d'une erreur de fait au regard du dépôt d'une demande de titre de séjour ni, en tout état de cause, que les dispositions du 3° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne lui étaient de ce fait pas applicables.
5. Enfin, si M. A se prévaut de sa présence en France depuis 7 ans et d'une activité professionnelle depuis 2020, il ne justifie d'aucune attache familiale sur le territoire français et il est constant que son épouse, ses trois enfants et sa mère résident en Algérie. Il indique en outre être hébergé chez un tiers et ne dispose pas de son propre logement. Au regard des attaches dont il justifie respectivement en Algérie et en France, l'obligation de quitter le territoire français ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale et ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
6. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () ;2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;() ;4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ;();8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
7. Il résulte de ce qui précède que les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français doivent être écartés. M. A n'est donc pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire serait illégale du fait de l'illégalité de la décision d'éloignement.
8. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 3 et 4 du présent jugement, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de départ volontaire n'aurait pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation et serait entachée d'une insuffisance de motivation faute de prise de compte d'une demande de titre de séjour formulée en 2022.
9. Enfin, si le requérant soutient que la décision est disproportionnée en l'absence de risque de fuite et alors qu'il justifie de garanties de représentation, il n'a pas exécuté un arrêté pris le 11 juin 2019 l'obligeant à quitter le territoire français et il a déclaré lors de son audition par les services de police qu'il ne quitterait pas volontairement la France s'il était assigné à résidence. Il déclare par ailleurs être hébergé chez un tiers et ne justifie pas d'un domicile personnel. Enfin, il résulte de ce qui a été exposé au point 5 qu'il ne justifie pas d'attaches familiales en France. Il suit de là que M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en retenant un risque de fuite et que la décision ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
10. Il résulte de ce qui précède que les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français doivent être écartés. M. A n'est donc pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait illégale du fait de l'illégalité de la décision d'éloignement.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. (). ". Aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. "
12. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans les cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. La durée de cette interdiction doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
13. Pour justifier la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à l'encontre de M. A, le préfet des Yvelines, après avoir mentionné l'article L. 612-6 précité, relève que l'intéressé ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière s'opposant à une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français et qu'une durée d'un an n'est pas disproportionnée au regard des circonstances propres au cas d'espèce. Si l'arrêté fait mention des attaches de M. A en Algérie et de sa soustraction à l'exécution d'un précédent arrêté portant obligation de quitter le territoire français, il ne mentionne pas en revanche, directement ou indirectement, la durée de présence de l'intéressé sur le territoire qui est pourtant l'un des critères mentionné à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel il lui appartient de se prononcer. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés contre cette décision, M. A est fondé à soutenir que la décision l'interdisant de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est insuffisamment motivée et doit, pour ce motif, être annulée.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de la décision l'interdisant de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Eu égard à l'annulation prononcée par le présent jugement, ce dernier n'implique ni la délivrance d'un titre de séjour, ni le réexamen de la situation de l'intéressé au regard de son droit au séjour, avec délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision interdisant M. A de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Mauny, président,
M. Lutz, premier conseiller,
M. Le Vaillant, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
L'assesseur le plus ancien,
Signé
F. Lutz
Le président-rapporteur,
Signé
O. MaunyLa greffière,
Signé
C. Benoit-Lamaitrie
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026