jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2405615 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 juillet 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel la préfète de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a prononcé une interdiction de circulation de trois ans à son encontre, et a fixé le pays de destination ;
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité de la requête en l'absence de moyen soulevé
Un mémoire, présenté pour la préfecture de l'Essonne, a été enregistré le 14 novembre 2024, postérieurement à la clôture automatique de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Perez a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est un ressortissant portugais né le 25 janvier 1999. Par un arrêté du 11 juin 2024 dont il demande l'annulation, la préfète de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a prononcé une interdiction de circulation sur le territoire français de trois ans, et a fixé le pays de destination.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge.".
3. Il ressort des pièces du dossier que la requête de M. A ne contient l'exposé d'aucun moyen de droit ou de fait et qu'il n'a pas, dans le délai de recours contentieux, déposé de mémoire complémentaire. Par suite, la requête de M. A méconnaît les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative et doit donc être rejetée comme irrecevable.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 14 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cayla, présidente,
M. Perez, premier conseiller,
M. Bélot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024.
Le rapporteur,
signé
J-L Perez
La présidente,
signé
F. CaylaLa greffière,
signé
G. Le Pré
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
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