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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2405714

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2405714

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2405714
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation des Yvelines le 7 novembre 2023, afin d’enjoindre au préfet de lui attribuer un logement sous astreinte. Le préfet a fait valoir que la requérante avait signé un bail pour un logement de type T3 à Saint-Germain-en-Laye le 6 août 2024, ce que Mme A n’a pas contesté. Le tribunal a constaté que l’État s’était ainsi acquitté de son obligation de relogement, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2024, Mme B A, demande au tribunal :

1°) d'ordonner au préfet des Yvelines de lui attribuer un logement dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que, par décision du 7 novembre 2023 la commission de médiation des Yvelines l'a reconnue prioritaire et comme devant être logée en urgence et qu'aucune offre effective tenant compte de ses besoins et capacités ne lui a été faite dans le délai de six mois à compter de cette décision.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 août 2024, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer dès lors que la requérante a été logée dans un logement de type T3 à Saint-Germain-en-Laye et a signé son bail le 6 août 2024.

Vu :

- la décision de la commission de médiation des Yvelines du 7 novembre 2023 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :

1. La demande de logement de Mme A a été reconnue prioritaire et comme devant être satisfaite en urgence par une décision rendue par la commission de médiation des Yvelines lors de sa séance du 7 novembre 2023. Or, il résulte de l'instruction que Mme A est relogée depuis le 6 août 2024 dans un logement de type T3 situé à Saint-Germain-en-Laye. Elle ne fait pas valoir que ce logement ne correspondrait pas à ses besoins et capacités. L'Etat s'étant, de la sorte, acquitté de son obligation de relogement, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte présentées par Mme A.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction de la requête de Mme A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la ministre du logement et de la rénovation urbaine.

Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.

Fait à Versailles, le 30 septembre 2024.

La Présidente de la 2ème chambre,

signé

N. Ribeiro-Mengoli

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.1

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