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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2405813

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2405813

mercredi 29 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2405813
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Rejet d'une requête de M. B contestant une mise en demeure de la CAF de rembourser un trop-perçu d'APL et de prime d'activité. Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête pour irrecevabilité, faute pour le requérant d'avoir présenté des moyens de légalité après une demande de régularisation. La décision est fondée sur le 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter par ordonnance les requêtes insuffisamment motivées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 juillet 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la mise de demeure de la Caisse d'allocations familiales (CAF) en date du 17 juin 2024 tendant à ce qu'il lui rembourse la somme de 1610,82 € représentant un trop perçu d'Aide personnalisée au logement (APL) et de prime d'activité ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Les dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative habilitent les présidents des formations de jugement des tribunaux administratifs à rejeter par ordonnance, et après expiration du délai de recours, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 411 1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ";

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

4. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler la mise de demeure de la CAF en date du 17 juin 2024 tendant à ce qu'il lui rembourse la somme de 1610,82 € représentant un trop perçu d'Aide personnalisée au logement (APL) et de prime d'activité. Il se borne à faire état de ses difficultés financières et n'invoque aucun moyen de nature à mettre en cause la légalité de la décision du 17 juin 2024. Une demande de régularisation lui a donc été adressée le 11 juillet 2024 par lettre recommandée dont il a accusé réception le 13 juillet 2024. M. B n'a pas, à l'expiration du délai d'un mois qui lui était imparti, produit devant le tribunal d'argumentation propre à établir que la décision attaquée serait entachée d'illégalité. Par suite, le requérant n'ayant pas régularisé sa requête dans le délai imparti, ni à la date de la présente ordonnance, il y a lieu de la rejeter en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B .

Fait à Versailles, le 29 janvier 2025

Le président de la 4ème chambre,

Signé

P. Ouardes

La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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