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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2406421

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2406421

mardi 30 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2406421
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2024, M. B C A doit être regardé comme demandant au juge des référés :

1°) d'enjoindre à France Travail de faire droit à sa demande de formation ;

2°) de condamner France Travail à lui verser une somme de 3 000 euros à titre de dommages et intérêts en raison du refus abusif de financer sa formation.

Il soutient que :

- la formation demandée commence le 2 septembre 2024 ;

- deux formations lui ont été refusées alors qu'elles seraient utiles pour lui permettre d'acquérir les compétences nécessaires pour se réinsérer dans le monde du travail.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Lutz, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C A, inscrit à France Travail depuis le 12 avril 2024, a sollicité le bénéfice de deux formations qui lui ont été refusées. Il demande au juge des référés d'enjoindre à France Travail de faire droit à sa demande de formation.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. Il résulte des dispositions de l'article L. 521-3 du code justice administrative que le juge des référés, saisi d'une demande sur le fondement de ces dispositions, peut prescrire toutes mesures ayant un caractère provisoire ou conservatoire, à condition que ces mesures soient utiles, justifiées par l'urgence, ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

4. M. C A a saisi le juge des référés sans préciser le fondement juridique sur lequel il entend agir. A supposer qu'il ait entendu présenter des conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative précité, l'objet de sa demande est dépourvu de précisions suffisantes pour permettre au juge des référés d'exercer son office. Dans ces conditions, la requête de M. C A ne peut, en l'état de l'instruction, qu'être rejetée par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A.

Fait à Versailles, le 30 juillet 2024.

La juge des référés,

signé

F. Lutz

La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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