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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2406494

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2406494

vendredi 2 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2406494
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Suspension de décisions de France Travail et de la CAF (trop-perçu d'allocations chômage et fin du RSA). Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de M. B pour irrecevabilité manifeste. La solution retenue est le rejet sans instruction contradictoire, car la demande de suspension n'était pas accompagnée d'une requête en annulation distincte, en méconnaissance de l'article R.522-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 juillet 2024, M. A B demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de :

- la décision du 29 mai 2024 par laquelle France Travail Ile-de-France lui a réclamé un trop-perçu de 3 5251,86 euros au titre de ses allocations de chômage et a suspendu son revenu de solidarité active ;

- la décision du 26 juin 2024 par laquelle la Caisse d'allocations familiales des Yvelines a mis fin à ses droits au revenu de solidarité active.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".

2. En vertu des dispositions combinées des articles L. 522-1 et L. 522-3 du même code, lorsqu'il apparaît manifeste au vu de la demande que la requête en référé est irrecevable, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans engager une procédure contradictoire.

3. Aux termes de l'article R.522-1 du code de justice administrative : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ".

4. Il ressort des pièces du dossier que la requête de M. B n'a donné lieu, à la date de son enregistrement, à aucune requête en annulation présentée de manière distincte. Elle doit donc être tenue pour irrecevable en application des dispositions précitées de l'article R.522-1 du code de justice administrative et rejetée selon la procédure définie à l'article L.522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Versailles, le 2 août 2024

La juge des référés,

signé

J. Grand d'Esnon

La République mande et ordonne au ministre du travail et au préfet des Yvelines en ce qui les concerne chacun ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2406494

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