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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2406534

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2406534

vendredi 2 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2406534
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBOYER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A pour contester un arrêté du maire de Triel-sur-Seine déclarant impropres à l’habitation des chambres situées rue Paul Doumer et ordonnant le relogement des occupants. En cours d’instance, la commune a abrogé l’arrêté attaqué, et Mme A s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en outre condamné la commune à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 juillet et 2 octobre 2024, Mme B A, représentée par Me Boyer, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° 2024-396 du 17 juin 2024 par lequel le maire de Triel-sur-Seine a déclaré impropres à l'habitation les chambres se trouvant au même étage que les caves des bâtiments situés rue Paul Doumer, a interdit de les louer ou de les vendre à usage d'habitation et a prescrit à Mme A de procéder immédiatement au relogement de la famille et des personnes qui y habitent ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Triel-sur-Seine la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2024, la commune de Triel-sur-Seine doit être regardée comme concluant au non-lieu à statuer sur la requête, l'arrêté attaqué ayant été abrogé par un arrêté du 11 septembre 2024.

Par un mémoire enregistré le 20 mars 2025, Mme A déclare se désister de la présente instance et maintient la demande qu'elle a présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme Silvani, première conseillère, pour statuer sur les requêtes par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements ; () ".

2. Par un mémoire enregistré le 20 mars 2025, Mme A a déclaré se désister de la présente instance. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Triel-sur-Seine une somme de 800 euros à verser à Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A.

Article 2 : La commune de Triel-sur-Seine versera à Mme A la somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Triel-sur-Seine.

Fait à Versailles, le 2 mai 2025.

La magistrate désignée,

Signé

C. Silvani

La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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